Sony RX10 V : le bridge tout-en-un renaît, plus rapide, plus intelligent et plus cher…


Après près de neuf années d’attente, Sony renouvelle enfin son bridge haut de gamme. Le RX10 IV, apparu en 2017, avait connu un succès durable auprès des photographes animaliers, des voyageurs et de tous ceux qui recherchaient un appareil capable de couvrir presque tous les sujets sans changer d’objectif. Son successeur reprend cette philosophie, tout en intégrant une grande partie des technologies développées depuis pour les hybrides de la gamme Alpha.

Précisons toutefois deux points de vocabulaire. Le Sony RX10 V n’est pas véritablement un appareil hybride, puisque son objectif ne peut pas être remplacé. Il appartient à la famille des bridges experts. Par ailleurs, son impressionnant zoom n’est pas signé Leica, mais ZEISS : il s’agit d’un Vario-Sonnar T* 24-600 mm f/2,4-4.

Annoncé officiellement le 9 juillet 2026, le RX10 V sera commercialisé en France au prix de 2 499 euros. Une somme considérable pour un appareil équipé d’un capteur de type 1 pouce, mais qui doit être mise en perspective avec l’extraordinaire polyvalence de son objectif intégré.

Le retour d’un appareil devenu presque unique

Le RX10 IV est resté si longtemps sans successeur que beaucoup pensaient la série abandonnée. Pourtant, malgré son âge, il continuait à occuper une place à part sur le marché.

Son succès reposait sur une formule simple : réunir dans un seul boîtier un grand-angle, un zoom standard, un téléobjectif et un super téléobjectif. Avec une plage focale équivalente à 24-600 mm, il permettait aussi bien de photographier un paysage, une scène de rue, un portrait, un détail architectural, un animal éloigné ou une compétition sportive.

Le RX10 V conserve exactement cette philosophie. Il ne cherche pas à concurrencer directement un hybride plein format sur la seule qualité d’image. Il propose autre chose : une solution photographique complète, immédiatement disponible, sans changement d’objectif et sans sac rempli de matériel.

C’est précisément ce qui rend ce nouvel appareil intéressant.

Un zoom 24-600 mm toujours aussi exceptionnel

Sony a choisi de conserver le zoom qui avait largement contribué au succès du RX10 IV. Le RX10 V reçoit donc un ZEISS Vario-Sonnar T 24-600 mm f/2,4-4*, doté d’un rapport de zoom optique 25x.

Sa construction comprend huit lentilles en verre ED à faible dispersion, dont deux éléments ED asphériques. L’objectif reste relativement lumineux compte tenu de son amplitude, avec une ouverture maximale de f/2,4 au grand-angle et de f/4 au téléobjectif.

En pratique, cette seule optique remplace plusieurs objectifs :

  • un 24-70 mm pour le reportage, le paysage et la photographie quotidienne ;
  • un 70-200 mm pour le portrait, le spectacle ou le sport ;
  • un 100-400 mm pour la photographie animalière ;
  • un 600 mm pour les oiseaux, la faune lointaine ou certains événements sportifs.

Avec un appareil à objectifs interchangeables, couvrir une telle plage nécessiterait généralement deux ou trois zooms, parfois accompagnés d’un téléconvertisseur. Le poids, le volume et le prix de l’ensemble seraient alors très supérieurs.

Le RX10 V pèse environ 1,11 kg avec sa batterie et sa carte mémoire. Ce n’est pas un petit appareil, mais il reste remarquablement compact au regard de la plage focale proposée. Un ensemble hybride ou reflex couvrant réellement le 24-600 mm pèserait plusieurs kilogrammes.

Le compagnon presque idéal du voyageur

C’est probablement en voyage que le concept du RX10 prend tout son sens.

Le photographe peut passer, en quelques secondes, d’une vue générale réalisée au 24 mm à un détail architectural isolé au 300 mm, puis photographier un animal ou un oiseau au 600 mm. Il ne doit ni ouvrir son sac, ni changer d’objectif, ni risquer de laisser entrer de la poussière sur le capteur.

Cette disponibilité permanente constitue un avantage majeur. En photographie de voyage, l’image se présente souvent sans prévenir. Le visage aperçu dans une foule, l’oiseau qui se pose quelques instants, le détail situé en haut d’un monument ou la silhouette qui se détache au loin ne laissent pas toujours le temps de monter le bon objectif.

Le zoom intégré apporte également une sécurité appréciable dans les environnements difficiles : désert, bord de mer, piste poussiéreuse, bateau, safari ou région tropicale. L’absence de changement d’objectif limite les risques de poussières et de projections sur le capteur. Sony annonce par ailleurs une construction résistante à la poussière et à l’humidité, sans toutefois présenter l’appareil comme totalement étanche.

Il faut néanmoins rappeler que le RX10 V n’est pas un appareil discret. Avec son gros objectif et son poids supérieur à un kilogramme, il ne remplace pas un compact de poche. Son avantage ne réside pas dans une miniaturisation extrême, mais dans la quantité de matériel qu’il permet de laisser à la maison.

Un capteur connu, mais un traitement profondément modernisé

Le RX10 V conserve une définition de 20,1 millions de pixels et un capteur CMOS Exmor RS empilé de type 1 pouce, mesurant 13,2 × 8,8 mm.

Sur le papier, ceux qui espéraient une forte augmentation de définition pourront être déçus. Sony n’a pas cherché à transformer le RX10 en appareil haute résolution. Le constructeur a privilégié la rapidité de lecture, l’autofocus, la vidéo et la réactivité générale.

Le capteur est associé au processeur BIONZ XR, beaucoup plus récent que le BIONZ X du RX10 IV. Ce nouveau traitement doit améliorer la réduction du bruit, les couleurs, les gradations et le comportement de l’appareil aux sensibilités moyennes et élevées. La plage de sensibilité native s’étend de 100 à 12 800 ISO.

Il ne faut toutefois pas attendre les performances nocturnes d’un boîtier plein format. Un capteur de type 1 pouce reste sensiblement plus petit qu’un capteur Micro 4/3, APS-C ou 24 × 36. À définition comparable, il produit généralement davantage de bruit lorsque la lumière diminue et offre moins de possibilités pour obtenir une très faible profondeur de champ.

En revanche, ce capteur constitue un compromis pertinent entre qualité d’image, encombrement de l’objectif, rapidité et allonge. Un 600 mm f/4 associé à un capteur plein format serait infiniment plus volumineux et coûteux.

Un autofocus hérité de la gamme Alpha

C’est probablement dans le domaine de l’autofocus que le RX10 V progresse le plus.

Le nouveau modèle reçoit une unité de traitement dédiée à l’intelligence artificielle ainsi que le système de reconnaissance des sujets développé pour les appareils Alpha récents. Il dispose de 575 points à détection de phase et peut reconnaître automatiquement différentes catégories de sujets :

  • les humains ;
  • les animaux ;
  • les oiseaux ;
  • les insectes ;
  • les voitures et les trains ;
  • les avions.

Pour les personnes, l’appareil ne se contente plus de rechercher un œil ou un visage. Il peut analyser la position de la tête et du corps afin de continuer à suivre le sujet lorsque son visage est partiellement masqué ou tourné dans une autre direction.

Cette évolution est particulièrement importante au 600 mm. Plus la focale est longue, plus il devient difficile de maintenir précisément la mise au point sur un animal ou un sportif en mouvement. Le suivi en temps réel et la reconnaissance automatique des sujets devraient rendre le RX10 V nettement plus efficace que son prédécesseur dans ces situations.

L’écran tactile permet également de sélectionner directement un sujet, que l’appareil suivra ensuite dans l’image.

Une rafale de 30 images par seconde

Le RX10 IV pouvait déjà photographier à 24 images par seconde, une vitesse remarquable lors de son lancement. Le RX10 V porte cette cadence à 30 images par seconde, avec suivi de l’autofocus et de l’exposition et sans occultation du viseur lorsque l’obturateur électronique est utilisé.

L’obturateur mécanique permet quant à lui une rafale allant jusqu’à 10 images par seconde.

Cette rapidité s’adresse directement aux photographes animaliers, sportifs et aéronautiques. Elle augmente les chances de saisir l’attitude exacte d’un oiseau en vol, le contact d’un ballon, le bond d’un animal ou l’expression fugitive d’un sujet.

Sony a également intégré la fonction Speed Boost, apparue sur l’Alpha 9 III. Elle permet d’augmenter ponctuellement la cadence de prise de vue en maintenant une commande personnalisée, sans devoir modifier durablement les réglages de rafale.

Une telle cadence a cependant une conséquence : elle génère rapidement des centaines d’images. Le photographe devra prévoir des cartes mémoire suffisamment rapides et accepter un travail de tri plus important.

Enfin une ergonomie plus moderne

Le RX10 IV avait beaucoup de qualités, mais son ergonomie logicielle n’était pas la plus convaincante. Ses menus étaient complexes, parfois obscurs et organisés selon une logique que seuls les utilisateurs les plus patients finissaient par maîtriser. La documentation fournie n’aidait pas toujours à comprendre la multitude de réglages disponibles.

Le RX10 V adopte une interface plus proche de celle des appareils Alpha récents. La disposition des commandes a également été revue, avec une prise en main et des molettes inspirées des hybrides de la série Alpha 7.

Il bénéficie désormais d’un écran tactile plus utile, notamment pour le choix et le suivi du sujet. L’interface reste nécessairement riche, car l’appareil propose énormément de fonctions, mais elle devrait être plus cohérente et plus accessible que celle de son prédécesseur. Les premiers essais soulignent que cette nouvelle ergonomie transforme sensiblement l’expérience d’utilisation.

Le viseur électronique progresse également. Il utilise une dalle OLED de 3,68 millions de points, avec un grossissement d’environ 0,78x. Cette définition reste aujourd’hui assez classique sur un appareil expert, mais elle représente une amélioration appréciable par rapport au viseur du RX10 IV.

Une autonomie nettement renforcée

Le RX10 V abandonne l’ancienne batterie NP-FW50 au profit de la NP-FZ100, utilisée par de nombreux hybrides Sony Alpha.

Sony annonce une autonomie pouvant atteindre environ 630 photographies, soit une progression d’au moins 50 % par rapport au RX10 IV.

Ce changement est particulièrement bienvenu pour un appareil destiné au voyage et à la photographie animalière. L’autofocus permanent, le viseur électronique, la stabilisation et les longues rafales sont énergivores. Une meilleure autonomie évitera de multiplier les changements de batterie au cours de la journée.

Les photographes déjà équipés d’un Alpha utilisant la NP-FZ100 apprécieront également de pouvoir partager les mêmes batteries et le même chargeur entre leurs appareils.

Des fonctions vidéo très ambitieuses

Le RX10 V n’est pas seulement un appareil photographique. Sony lui a donné des capacités vidéo proches de celles de certains hybrides experts.

Il peut enregistrer :

  • en 4K jusqu’à 60 images par seconde en utilisant toute la largeur du capteur ;
  • en 4K jusqu’à 120 images par seconde, avec un recadrage ;
  • en 10 bits 4:2:2 ;
  • avec compression All-Intra selon le format choisi.

L’enregistrement à 120 images par seconde permet de produire des ralentis jusqu’à cinq fois en résolution 4K. Le recadrage appliqué dans ce mode réduit toutefois l’angle de champ, ce qui allonge encore la focale apparente.

Le RX10 V propose aussi les profils S-Cinetone et S-Log3, ainsi que l’importation de LUT personnalisées. Ces fonctions visent clairement les vidéastes expérimentés souhaitant travailler leurs images en postproduction.

La stabilisation électronique en mode actif facilite les séquences réalisées à main levée. Sony affirme qu’elle reste efficace même au 600 mm, bien qu’il faille s’attendre à un léger recadrage de l’image. L’appareil peut aussi effectuer un cadrage automatique du sujet grâce à la reconnaissance par intelligence artificielle.

Enfin, la connexion USB-C autorise la diffusion vidéo en direct jusqu’en 4K 30p, avec possibilité d’enregistrer simultanément dans l’appareil.

Les principales différences entre le RX10 IV et RX10 V

CaractéristiqueSony RX10 IVSony RX10 V
Année de lancement20172026
CapteurCMOS empilé 1 pouceCMOS empilé 1 pouce
Définition20,1 Mpx20,1 Mpx
ProcesseurBIONZ XBIONZ XR
ObjectifZEISS 24-600 mm f/2,4-4ZEISS 24-600 mm f/2,4-4
Rafale maximale24 im/s30 im/s
Points autofocus315 points de phase575 points de phase
Reconnaissance des sujetsVisages, yeux, animaux selon les modesHumains, animaux, oiseaux, insectes, véhicules et avions
Vidéo 4KJusqu’à 30pJusqu’à 120p
Profondeur couleur vidéoPrincipalement 8 bitsJusqu’à 10 bits 4:2:2
Viseur2,36 millions de points3,68 millions de points
BatterieNP-FW50NP-FZ100
Autonomie annoncéeEnviron 400 vuesEnviron 630 vues
Connexion principaleMicro-USBUSB-C
Diffusion vidéo USBNonJusqu’en 4K 30p
Flash intégréOuiNon
Filtre ND intégréOuiNon
Poids avec batterieEnviron 1,09 kgEnviron 1,11 kg
Prix de lancement en EuropeEnviron 2 000 €2 499 €

Le constat est clair : Sony n’a pas changé les deux éléments fondamentaux que sont la définition du capteur et l’objectif. L’essentiel des progrès concerne l’intelligence de l’autofocus, la puissance de traitement, l’ergonomie, la vidéo, le viseur et l’autonomie.

Quelques régressions difficiles à comprendre

Le nouveau modèle ne progresse pas dans tous les domaines.

Le flash escamotable intégré du RX10 IV disparaît. Le RX10 V conserve une griffe porte-accessoires compatible avec les flashs externes Sony, mais il faudra acheter et transporter un flash séparé pour disposer d’un éclairage d’appoint.

L’appareil perd également le filtre à densité neutre intégré. Cette disparition est regrettable sur un boîtier aussi orienté vers la vidéo. Un filtre ND permet de filmer en pleine lumière tout en conservant une vitesse d’obturation adaptée ou d’utiliser une grande ouverture pour réduire la profondeur de champ.

Sony met en avant la présence d’un obturateur mécanique capable de synchroniser un flash externe jusqu’au 1/2000 s, ce qui constitue une fonction intéressante pour les portraits au flash en plein jour. Elle ne compense toutefois pas entièrement l’absence de flash et de filtre ND intégrés.

L’écran arrière reste par ailleurs inclinable plutôt que totalement orientable. Ce choix convient bien à la photographie, mais il est moins pratique pour le tournage face caméra ou certaines prises de vue verticales.

Enfin, la présence d’une sortie Micro-HDMI paraît quelque peu dépassée sur un appareil vidéo vendu à ce niveau de prix.

Un capteur de type 1 pouce est-il encore suffisant en 2026 ?

La question mérite d’être posée, car le RX10 V coûte désormais plus cher que de nombreux hybrides APS-C et même que certains appareils plein format.

Un capteur plus grand offrira généralement :

  • une meilleure qualité aux hautes sensibilités ;
  • une dynamique supérieure ;
  • davantage de possibilités de recadrage avec les modèles très définis ;
  • une profondeur de champ plus réduite à cadrage équivalent.

Mais comparer uniquement les boîtiers serait trompeur. Un hybride vendu 1 500 ou 2 000 euros doit encore recevoir les objectifs permettant de couvrir les mêmes focales. Une configuration allant réellement du 24 au 600 mm peut rapidement coûter beaucoup plus cher et devenir très lourde.

Le RX10 V ne doit donc pas être considéré comme un simple appareil à capteur 1 pouce vendu 2 499 euros. Il faut le voir comme un système photographique complet, associant un boîtier rapide et un zoom 25x relativement lumineux.

Son intérêt dépendra moins de la taille de son capteur que de la valeur accordée à sa polyvalence.

Un prix qui change la perception de l’appareil

Le RX10 IV avait été lancé en Europe aux alentours de 2 000 euros. Le RX10 V arrive à 2 499 euros, soit environ 500 euros de plus. Sony France annonce les premières expéditions à partir du 17 juillet 2026.

La hausse est importante, d’autant que l’objectif et la définition du capteur restent inchangés. À ce tarif, le client peut légitimement regretter l’absence de filtre ND, de flash intégré, d’écran totalement orientable ou de connecteur HDMI de taille standard.

Il faut néanmoins tenir compte de l’évolution générale du marché et de l’absence presque totale de concurrence directe. Aucun appareil récent ne propose exactement la même combinaison : capteur 1 pouce, zoom 24-600 mm f/2,4-4, rafale à 30 images par seconde, autofocus à reconnaissance de sujets et vidéo 4K 120p.

La vraie comparaison ne se fait donc pas seulement avec un boîtier hybride nu, mais avec un ensemble comprenant plusieurs objectifs. Sous cet angle, les 2 499 euros paraissent moins extravagants, même s’ils restent difficiles à accepter pour de nombreux amateurs.

À qui s’adresse le Sony RX10 V ?

Le nouvel appareil intéressera principalement plusieurs catégories de photographes.

Le photographe voyageur

Il pourra couvrir la majorité des situations avec un seul appareil, sans transporter plusieurs objectifs ni exposer son capteur aux poussières lors des changements d’optique.

Le photographe animalier amateur

Le 600 mm, l’autofocus avec reconnaissance des oiseaux et des animaux, ainsi que la rafale à 30 images par seconde forment une combinaison particulièrement séduisante.

Le photographe de sport ou d’aviation

La longue focale, le suivi autofocus et les cadences élevées faciliteront la photographie de sujets rapides et éloignés.

Le randonneur et le naturaliste

Le RX10 V reste plus léger et plus simple à transporter qu’un hybride accompagné d’un grand téléobjectif, même si son poids supérieur à un kilogramme interdit de le qualifier de léger.

Le vidéaste polyvalent

La 4K 60p, la 4K 120p, l’enregistrement 10 bits, le S-Log3, le S-Cinetone et la stabilisation active en font un outil vidéo très complet.

Il conviendra moins aux photographes spécialisés dans les très faibles lumières, aux amateurs de très faible profondeur de champ ou à ceux qui souhaitent faire évoluer progressivement leur équipement en achetant de nouveaux objectifs.

Faut-il remplacer son RX10 IV ?

Pour un possesseur de RX10 IV, la réponse dépendra fortement de la pratique.

Le passage au RX10 V sera réellement intéressant pour ceux qui photographient fréquemment des oiseaux, des animaux, du sport ou des sujets rapides. L’autofocus à reconnaissance intelligente, les 575 points de phase et la rafale à 30 images par seconde constituent alors des améliorations concrètes.

Les vidéastes bénéficieront également d’une évolution majeure avec la 4K 60p et 120p, le 10 bits 4:2:2, les profils professionnels et la connexion USB-C.

L’amélioration de l’autonomie et l’interface modernisée sont aussi appréciables au quotidien.

En revanche, un photographe utilisant surtout son RX10 IV pour le paysage, le voyage tranquille ou la photographie familiale ne constatera probablement pas une révolution dans la qualité d’image. La définition reste la même et l’objectif est reconduit. Le RX10 IV demeure donc parfaitement capable de produire d’excellentes photographies.

Le remplacement sera d’autant moins évident que le nouveau modèle perd le filtre ND et le flash intégrés.

Ce que je pense de tout cela ?

Le Sony RX10 V ne révolutionne pas le concept imaginé par son prédécesseur. Il le modernise en profondeur.

Sony conserve ce qui faisait la force du RX10 IV : un remarquable zoom ZEISS 24-600 mm f/2,4-4, un capteur 1 pouce de 20 millions de pixels et une construction sérieuse. Le constructeur y ajoute les technologies qui manquaient cruellement à un appareil conçu en 2017 : processeur BIONZ XR, reconnaissance des sujets par intelligence artificielle, autofocus à 575 points, rafale à 30 images par seconde, vidéo 4K 120p, viseur amélioré, batterie plus endurante et menus modernisés.

Le résultat est sans doute le bridge expert le plus complet jamais proposé.

Mais son prix de 2 499 euros le réserve à des utilisateurs parfaitement conscients de leurs besoins. À cette somme, le RX10 V ne peut plus être présenté comme une alternative économique à l’hybride. Il devient un produit haut de gamme dont la principale justification réside dans la réunion, au sein d’un seul appareil, de presque toutes les focales utiles au photographe.

Pour le voyageur, le naturaliste ou l’amateur de photographie animalière qui refuse de transporter plusieurs objectifs, il pourrait néanmoins représenter une solution exceptionnelle : un boîtier unique, toujours prêt, capable de passer du paysage au vol d’un oiseau sans jamais quitter l’œil du viseur.

C’est précisément cette liberté qui avait fait le succès du RX10 IV. Neuf ans plus tard, le RX10 V reprend le flambeau, avec une intelligence et une rapidité enfin à la hauteur des appareils Sony contemporains — mais avec un tarif qui obligera à réfléchir avant de franchir le pas.

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Très belles vacances à toutes et à tous et bonnes vacances.

Jean-Michel

3 réflexions sur “Sony RX10 V : le bridge tout-en-un renaît, plus rapide, plus intelligent et plus cher…

  1. Avatar de really5c4514cc54 really5c4514cc54

    Bonjour Jean-Michel. Article super intéressant, surtout en ce qui me concerne dès que j’ai possédé le MIV. Comme tu le fais remarquer, justement, il n’a pas changé beaucoup visuellement, peut-être que le moteur est peut-être plus puissant lol mais je pense que le prix ont découragé plus. (moi le premier.).

    je te remercie pour cette présentation et te souhaite un bon week-end.

    bien amicalement, Emile.

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  2. Avatar de brisklydeepestc5201235a5 brisklydeepestc5201235a5

    Bonjour Jean-Michel .

    Vous parlez d’un filtre ND intégré sur le RX10 IV (appareil que je possède) mais je ne sais ni ou ni comment le mettre en œuvre ?

    Pouvez-vous m’éclairer ?

    D’avance merci !

    Cordialement

    Pierre

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