Un mammifère à l’honneur : L’Ecureuil roux

Je souhaite aujourd’hui mettre à l’honneur un beau petit lutin des forêts : L’Ecureuil roux.

er-01

Écureuil roux a pour nom scientifique Sciurus vulgaris.

C’est un petit rongeur arboricole et diurne de la famille des Sciuridés, présent dans toute la France, sauf dans certaines îles notamment en Corse.

Il pèse en moyenne 600 grammes pour une taille (sans la queue) de 18 à 25 cm, plus 16 à 20 cm pour sa queue, aussi longue que le corps.
Son pelage s’épaissit et s’allonge en hiver, ce qui rend les « pinceaux » des oreilles plus visibles.
Sa couleur varie du roux clair au brun-noir selon les individus, le ventre est toujours blanc.
Une longue queue « en panache » lui sert de balancier et de gouvernail lorsqu’il grimpe ou bondit, mais aussi de signal optique en période d’accouplement ou pour exprimer certaines émotions.

er-02

Animal diurne, l’écureuil roux est toujours sur le qui-vive grâce à ses sens développés.

Il a, en effet, une très grande acuité visuelle et un large champ de vision, il distingue sans doute les couleurs, tout du moins certaines d’entre elles, et discerne particulièrement les formes verticales ; c’est une aptitude essentielle pour ces animaux arboricoles qui doivent estimer avec précision les distances entre les arbres.

Il possède également un excellent sens du toucher, en partie grâce aux vibrisses sensorielles de sa tête, de ses pieds et de la face externe de ses membres.

Enfin, son odorat est très puissant : il communique avec ses congénères à l’aide de signaux olfactifs. Il repère sa nourriture par le flair, notamment les graines enterrées à l’automne en prévision de l’hiver.

er-02b

L’écureuil est plantigrade, c’est-à-dire qu’il marche sur toute la plante des pieds, et non sur les seuls doigts. Ceux-ci sont au nombre de quatre aux pattes antérieures, de cinq aux pattes postérieures (le pouce de la main est moins développé que les autres doigts). Tous se terminent par des griffes allongées et incurvées. Les doigts sont mobiles les uns par rapport aux autres. Les pattes elles-mêmes sont plutôt longues et musclées, les postérieures en particulier : leur musculature développée permet l’impulsion initiale lors des sauts ou pour l’escalade.

er-03

Animal arboricole et solitaire, on le trouve à proximité des bois et dans les forêts jusqu’à 2000 mètres d’altitude, marquant ses itinéraires de repères olfactifs qu’il semble être seul à reconnaître. Il ne perd son aversion pour ses congénères que lorsque la nourriture abonde.

N’ayant pas de garde-manger dans son nid, l’écureuil aménage des caches sans logique apparente, soit au sol, souvent près du pied des arbres, soit dans les arbres, par exemple à la fourche de branches.

L’écureuil, en oubliant certaines de ses caches de nourriture, contribue à la germination de nombreux arbres.

er-04

er-05

er-06

L’Écureuil cherche sa nourriture d’abord en haut des arbres, surtout en début et en fin de journée. Il consomme préférentiellement les graines contenues dans les cônes des conifères, qu’il décortique efficacement en arrachant chaque écaille.

er-07

Il consomme aussi des noix, des noisettes, des faines, des châtaignes, mais aussi, en période de moindre abondance, des bourgeons, des fleurs d’arbres, des graines d’arbres précoces ou encore vertes (ormes, frênes, érables, tilleuls, charme, etc), quelques baies et fruits à pulpe et de l’écorce.

er-08

Il mange également d’importantes quantités de champignons, certains, toxiques pour l’homme, ne le sont vraisemblablement pas pour l’écureuil (même la redoutable Amanite phalloïde !).

er-09

Très occasionnellement, il peut aussi consommer des insectes, des œufs et des jeunes oiseaux encore au nid.

Il peut descendre s’installer sur une souche d’arbre et même au sol pour y ouvrir plus aisément les graines récoltées.

er-10

er-11

er-11b

er-11q

er-11t

L’Écureuil roux se construit plusieurs nids (appelés « hottes ») avec des branchettes et des brindilles, de forme ronde. Ces nids ont un diamètre externe de 50 cm, et l’intérieur est tapissé de mousse et d’herbe. L’entrée du nid est positionnée vers le bas. les nids protègent l’animal, en particulier lors du repos hivernal : en hiver, l’écureuil roux ralentit simplement son activité. Il n’hiberne pas, et les grands froids peuvent lui être fatals.  En cas de froid excessif, il peut migrer massivement vers des régions où les températures sont plus clémentes.

L’Écureuil Roux communique par des gloussements, « tiouk tiouk tiouk » associés à un piétinement et à des mouvements de la queue (claquements).

er-12

Il possède des glandes à odeur autour de la bouche (zone de peau plus épaisse). Les sécrétions produites sont utilisées pour le marquage, (ainsi que l’urine). Mâle et femelle urinent sur des parties de branche écorcées (face inférieure notamment).

La maturité sexuelle est atteinte vers un an. La reproduction se fait surtout de janvier à mars.

Le mâle se met en chasse et pénètre le territoire des femelles. Celles-ci sont réceptives pendant un seul jour et, une fois fécondées, expulsent le mâle du nid. La femelle peut avoir deux portées par an d’environ 4 petits dont elle s’occupe seule. Ces derniers sont aveugles et nus à la naissance, vers 2 semaines leurs poils apparaissent, vers 4 semaines leurs yeux s’ouvrent. Les petits quittent le nid vers 8 semaines, malgré la vigilance de la mère il y a une forte mortalité infantile (70% avant un an).

Menaces :

– Une menace majeure est la concurrence de l’Écureuil gris d’Amérique qui est devenu invasif en Europe. Ce dernier est plus gros et plus fort que l’Écureuil roux et résiste mieux à deux maladies qu’il colporte : la coccidiose à Eimeria sciurorum et un Parapoxvirus. Mais il est surtout beaucoup mieux adapté aux forêts de feuillus que l’écureuil roux (l’écureuil gris consomme très bien les glands des chênes entre autres); il peuple ces forêts avec de fortes densités de populations et en exploite toutes les ressources; il  exerce donc une forte compétition alimentaire vis-à-vis de l’écureuil roux qui s’en trouve peu à peu écologiquement exclu.

– La destruction de son habitat naturel et notamment la fragmentation des forêts et du bocage.

–  L’évolution du trafic routier intensifie les collisions de ces animaux avec les véhicules. Des « passerelles à écureuil » ou « écureuilloducs », permettant à l’écureuil de traverser la route d’arbre à arbre, à partir de la canopée, ont été efficacement testés. Ces dispositifs vont d’une triple corde tressée tendue entre les arbres au-dessus de la route à une passerelle de planchettes fixées entre deux cordes, faisant office de « pont de singes ».

–  La chasse et le braconnage ont été une cause de régression ou de disparition locale au début du xxe siècle (on l’accusait de manger les œufs dans les nids, ce qu’il peut effectivement occasionnellement faire, mais les espèces-gibier n’ont pas profité de sa disparition).

–   L’Écureuil est aussi aujourd’hui menacé par la pollution.

– Les maladies : L’écureuil est comme beaucoup d’animaux très sensible aux maladies et parasitoses lorsqu’il est affaibli ou mal nourri, ce qui expliquerait que ses densités augmentent les années où la production de glands, noisettes ou cônes est importante alors qu’il régresse les années de disette (avec chute du nombre de petits quand la nourriture manque). Il est possible que l’augmentation du nombre de tiques ces dernières décennies l’ait également affecté. L’écureuil ne semble pas jouer un rôle important dans la  transmission de maladies humaines, sauf peut-être pour le bacille de la peste qu’il peut contribuer à véhiculer.

– Enfin, la prédation : Ses principaux prédateurs sont la Martre des pins, le chat domestique, l’Autour des palombes qui le chassent surtout l’hiver et les Pies, qui sont également redoutables ; elles agissent parfois seules, mais de préférence à deux : quand l’une se charge d’éloigner la mère du nid, l’autre s’empare de l’un des petits.

er-13.jpg
Martre des pins

Michel FERNANDEZ

er-14

NB : Toutes les photos présentées ici ont été réalisées en milieu naturel, en prenant soin de ne pas déranger la quiétude des animaux.

d’autres photos sur mon site : Mes photos nature

Comprendre les inscriptions sur les cartes mémoire

Quel que soit la marque de votre appareil photo numérique, vous devez disposer d’un support de stockage physique sur lequel vos fichiers multimédias seront sauvegardés. En clair: une carte mémoire. Certains appareils, comme les téléphones ou les tablettes numériques, disposent d’une mémoire intégrée. Ces appareils permettent généralement d’étendre leur capacité de stockage en utilisant des cartes mémoire ou d’autres accessoires de stockage externes. Votre appareil photo numérique n’offre pas de stockage interne, c’est pourquoi vous devez acquérir au moins une carte mémoire pour enregistrer les images capturées. C’est alors qu’il devient important de sélectionner une carte fiable et rapide qui répondra totalement à vos besoins.

Choisir une carte mémoire peut être une expérience très frustrante, car il existe de nombreux types de cartes et autant de caractéristiques et de prix différents. Dans cet article, je vais explorer les cartes mémoire en détail et vous indiquer tout ce que vous devez savoir à leur sujet.

Dans un premier temps, nous allons examiner tous les types de cartes mémoire disponibles. Ensuite, nous passerons en revue les différentes classes de cartes mémoire. Puis, je vous indiquerai comment lire et comprendre les informations écrites sur les cartes mémoire. Enfin, je vous donnerai quelques conseils et recommandations pour choisir les meilleures cartes disponibles sur le marché.

Lire la suite

Tuto: light painting avec une lensball.

Il pleut, il fait très froid, vous n’avez pas envie de sortir de chez vous. Ça tombe bien, aujourd’hui, je vous propose une petite séance photo à la maison. Au menu, installation d’un petit studio, pose longue, lensball et light painting, tout ce qu’il faut pour travailler sa créativité et découvrir certains réglages de son appareil.

Allez, trêve de bavardage, au boulot !

Lire la suite

Choisir et bien utiliser ses cartes mémoire

Pour un photographe, les cartes mémoire sont très importantes : elles stockent les images capturées par nos appareils numériques, et permettent de les transférer sur nos ordinateurs. Certains photographes (c’est mon cas) les utilisent comme des sauvegardes secondaires (enregistrement simultané des photos sur deux cartes). L’importance des cartes mémoire ne doit pas être sous-estimée. La défaillance d’une carte entraînera inévitablement de la frustration, mais c’est un moindre mal. Pour un professionnel, les problèmes seront bien plus importants, car sa responsabilité sera directement engagée lorsque la perte des images sera irrémédiable du fait de l’impossibilité de les refaire (cas d’un mariage, par exemple).

Cet article se propose de vous fournir quelques astuces permettant de bien utiliser vos cartes mémoire, et d’en prendre soin. Il est basé sur mon expérience personnelle en matière de photographie et de pratique informatique.

Lire la suite