Le givre

Alors que l’hiver joue les prolongations et vole au printemps ses premières journées, un fidèle lecteur du blog m’adresse six magnifiques photographies issues d’une série sur le givre. Son nom ? Patrick Lelièvre, vis président du Photo Ciné Club du Berry, club qui totalise 93 ans d’existence, cela mérite d’être signalé !

Nous publierons prochainement un article sur ce club qui obtient régulièrement de nombreuses récompenses, tant au niveau régional que national.

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Un mammifère à l’honneur : La Marmotte

Après vous avoir parlé oiseaux, araignées et fleurs, passons aujourd’hui à un mammifère sauvage : La Marmotte.

Cette adorable peluche vivante, à la biologie si particulière, est un des animaux les plus emblématiques des alpages.

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Mammifère fouisseur de l’ordre des Rongeurs, La Marmotte (du latin mus montis « souris de la montagne ») vit entre 1 300 et 3 000 mètres d’altitude.

Exclusivement herbivore, elle ne dédaigne pas toutefois, de temps à autre, manger  des écorces, des baies, de jeunes pousses de mélèze, voire parfois des insectes.

Elle ingurgite 400 grammes de nourriture par jour soit, au total, 70 kg pendant ses 6 mois d’activité.

Sa taille est de 46 à 66 cm et elle pèse de 2 à 9 kg. Sa durée de vie est estimée de 4 à 8 ans.

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Durant 6 longs mois, de fin octobre à fin avril en général, la Marmotte hiberne.

Mais avant cela, elle se purge avec des herbes pour vider son intestin et le débarrasser des parasites. Elle se confectionne un matelas d’herbes sèches sur lequel elle se roulera en boule, afin de limiter les pertes caloriques.

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Marmotte préparant son nid pour l’hiver
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Marmotte préparant son nid pour l’hiver

L’isolation du terrier est assurée, d’une part, par le manteau neigeux aux propriétés isolantes excellentes et également par la mise en place d’un bouchon fait de terre et d’herbes, parfois long de 1,50 m, à l’entrée du terrier.

Cette isolation permet de conserver un minimum de 4 °c dans la marmottière, température en deçà de laquelle l’animal ne pourrait survivre.

Ce sont ses réserves de graisse, constituées durant tout l’été, qui lui permettront de passer la saison froide.

Tous les 15/20 jours environ, la Marmotte se réveille et va uriner dans une galerie annexe dédiée.

15 jours après le réveil, l’accouplement a lieu, dans le terrier.

Au nombre de 3 et parfois 5, les bébés Marmottes, appelés Marmottons, naissent fin mai début juin. À la naissance, ils mesurent à peine 3 cm et pèsent environ 30 g. Ils ont les yeux fermés et n’ont pas encore de poils. Les petits restent un à deux mois dans leur terrier avant de sortir au mois de juillet. Ils sont adultes quand ils atteignent l’âge de 3/4 ans.

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Marmotton
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Marmotton
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Marmottons
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Marmottons

Comme tout animal sauvage, la Marmotte ne se laisse pas facilement approcher.

Côté prédateurs, c’est surtout l’Aigle royal qui, aujourd’hui, représente le plus grand danger. Les Marmottes représentent, en effet, jusqu’à 90% des proies capturées par ce rapace. Le Renard en est également friand.

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Aigle royal
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Renard

Les outils de défense dont dispose la Marmotte pour échapper à ses prédateurs sont avant tout sa vue qui, si elle n’est pas excellente, a au moins l’extrême avantage de couvrir un champ de 300 ° (contre 160 ° chez l’homme), il est donc très difficile de la surprendre. Son odorat, de même que son ouïe, sont très performants et complètent ses armes.

Il n’y a pas de guetteur attitré dans le groupe. Chacun vaque à ses occupations en se préoccupant de ce qui se passe autour, en adoptant la position en chandelle, si caractéristique, si besoin est.

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Guetteur

A la moindre alerte, la Marmotte siffle à plusieurs reprises. S’il n’y a qu’un coup de sifflet (long en général), c’est que, le plus souvent, il s’agit d’un Aigle. Il faut alors fuir au plus vite et rentrer dans le terrier le plus proche.

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Animal adulé par les petits et les grands, cette adorable peluche vivante méritait bien que je lui consacre un article sur ce blog. Cependant, quelques règles de bonne conduite s’imposent :

Si, au détour d’un chemin, lors de vos balades, vous avez le bonheur de rencontrer des Marmottes :

– Cessez de parler, et asseyez-vous.

– Si vous avez des chiens, tenez-les en laisse. Cela doit d’ailleurs toujours être le cas en milieu pastoral ! Et faites en sorte qu’ils n’aboient pas

– Demander aux enfants d’éviter de parler fort ou de crier.

– Si les Marmottes sont rentrées dans leur terriers, alors, comme elles sont curieuses, elles en ressortiront rapidement pour vous observer et là … vous vivrez des moments magiques !

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– Ne cherchez pas à les nourrir elles ont, autour d’elles, tout ce qu’il leur faut pour vivre  (la nature est bien faite …). Nos aliments sont dangereux pour leur santé : le pain contient du sel, les gâteaux du sucre, les fruits et légumes peuvent renfermer des produits phytosanitaires et le chocolat est un poison mortel pour elles !

N’essayez pas de les toucher ou de les caresser, en particulier les marmottons plus faciles à approcher, car ils risquent de se faire rejeter par la tribu qui ne reconnaîtrait pas leur odeur et l’hiver arrivant, une mort certaine les attendrait. Les adultes, quant à eux, peuvent infliger de douloureuses morsures.

Ne les effrayez pas car l’année d’après, elles fuiront leurs marmottières pour aller en créer d’autres à de nouveaux endroits, de préférence moins fréquentés et dans la majeure partie des cas plus haut dans la montagne.

En deux mots : RESPECTEZ-LES !

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Merci pour elles.

Michel FERNANDEZ

NB : Toutes les photos présentées ici ont été réalisées en milieu naturel, en prenant soin de ne pas déranger la quiétude des animaux.

Plus de photos sur mon site : mes photos-nature

12 conseils pour réaliser de superbes photos de paysage

Que vous soyez un photographe expérimenté ou débutant, les superbes photographies de paysage que vous voyez ont toutes quelques points communs. La réalité de la photographie de paysage est que non seulement vous dépendez de votre propre capacité à voir et à composer une image, mais aussi de mère nature. Mais peu importe la météo, il existe d’innombrables possibilités de capturer des photos de paysages spectaculaires.

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VOILA C’EST FINI !

Lorsque l’avion s’est posé à Charles de Gaulle le 14 mars dernier en milieu d’après-midi, nous étions heureux malgré nos mines chiffonnées.
Heureux de retrouver notre bonne vieille terre de France et ses institutions, telles qu’un bon fromage, quelques frites craquantes et moelleuses, un bon petit déj’ « pain/beurre/confiture » … Voyez comme le bonheur tient à bien peu de choses !

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Une rareté dans l’Aude : Un Héron cendré mélanique

Aujourd’hui, je souhaite vous faire part d’une découverte. Une première dans le département de l’Aude (et je pense également en France…) il s’agit d’un Héron cendré mélanique.

Mais d’abord, qu’est-ce que le mélanisme ?

Le mélanisme (du grec melas, noir) est caractérisé par la couleur entièrement noire de la peau, des plumes, des écailles ou des poils. C’est un excès d’origine génétique de la production de mélanine, pigment de couleur noire.

A l’inverse le leucisme et lalbinisme, eux sont dus à un déficit ou une absence de mélanine et d’autres pigments, également d’origine génétique, et qui donnent des animaux de couleur très claire ou entièrement blanche.

Découvert à la fin du mois de février, lors d’une billebaude, cet oiseau a élu domicile dans une zone humide proche du littoral Narbonnais. Comme vous pouvez le constater sur les photos suivantes, le Héron cendré à habituellement les plumes majoritairement grises et blanches, le bec jaune orangé et les pattes sont jaunes grisâtre.

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Héron cendré
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Héron cendré
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Héron cendré

Notre Héron, quant à lui, présente un plumage majoritairement noir, ainsi que la base du bec et les pattes. Les couvertures sont gris foncé.

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Héron cendré mélanique
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Héron cendré mélanique
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Héron cendré mélanique
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Héron cendré mélanique
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Héron cendré mélanique
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Héron cendré mélanique

Bien que la cohabitation avec les autres ardéidés du site ne pose visiblement aucun problème, cet oiseau reste toutefois la majeure partie de son temps à l’écart. Il semble moins craintif que ses congénères.

Michel FERNANDEZ


D’autres photos sur mon site : mes photos nature

DE HUÉ À HOÏ AN EN PASSANT PAR MY SON

« Le riz blanc, c’est le riz quand on nait »
Non, cette maxime n’est pas de Confucius, mais bien de Dung (ou Michel, en français), notre guide pour la région centre, qui nous apprend cela avec un air des plus farceurs. Souriant, filiforme, une maîtrise de notre langue stupéfiante et un humour si parfaitement ajusté qu’il en est beau, voilà le portrait de celui qui nous attendait à notre descente d’avion. Lire la suite