Sony RX10 Mark V : mes premières impressions après une sortie photo


Il y a des appareils photo que l’on découvre en parcourant une fiche technique, et d’autres que l’on a surtout envie d’emmener sur le terrain pour voir ce qu’ils ont réellement dans le ventre. Le Sony RX10 Mark V appartient, pour moi, à cette seconde catégorie.

Cet article n’a donc pas vocation à vous présenter en détail les caractéristiques techniques de ce nouveau bridge haut de gamme, pas plus qu’à décortiquer les innombrables options de ses menus, comme je l’avais fait à l’époque pour le RX10 Mark IV.

Aujourd’hui, je vais simplement partager avec vous mes premières impressions, après une prise en main et plusieurs heures passées à photographier avec ce nouveau compagnon. Et autant vous le dire immédiatement : ce premier contact m’a réservé quelques belles surprises !

Le Sony RX10 V vu de l’extérieur

Dès que l’on prend le Sony RX10 V en main, une première impression se dégage : celle d’un appareil sérieux, solidement construit et particulièrement agréable à manipuler.

La qualité de fabrication inspire confiance. Le boîtier bénéficie désormais d’une protection renforcée contre la poussière et l’humidité, une évolution que les possesseurs du RX10 IV attendaient depuis longtemps. Voilà déjà un premier bon point !

Autre changement immédiatement perceptible : le grip est nettement plus profond. Il rappelle celui de l’Alpha 9 III et améliore considérablement la prise en main, notamment lorsque l’on utilise l’appareil à fond de zoom.

Mais cette poignée ne se contente pas d’être plus confortable. Elle accueille également une nouvelle batterie, la NP-FZ100, bien connue des utilisateurs de la gamme Alpha. Un changement particulièrement appréciable, puisqu’il permet désormais d’envisager une journée entière de photographie sans avoir à se préoccuper constamment de l’autonomie.

Nous reviendrons sur ce point un peu plus loin, car il mérite vraiment que l’on s’y attarde.

Détail d'un appareil photo numérique avec une poignée texturée et plusieurs commandes sur le dessus.

Une ergonomie entièrement repensée

Le RX10 V abandonne le petit écran LCD de contrôle situé sur le dessus de son prédécesseur. Personnellement, cette disparition ne me dérange absolument pas : je ne l’utilisais pratiquement jamais.

En revanche, Sony a intelligemment profité de l’espace libéré pour revoir la disposition des commandes. Les boutons et les molettes sont désormais regroupés sur l’épaule droite du boîtier, ce qui permet d’accéder à l’essentiel des réglages d’une seule main.

À l’usage, c’est un vrai plaisir. On gagne en rapidité, en confort et, surtout, on évite de quitter inutilement son sujet des yeux.

Deuxième bon point !

La face arrière accueille également un joystick, une nouveauté qui devrait ravir les photographes animaliers et sportifs. Il devient ainsi possible de déplacer rapidement la zone de mise au point tout en gardant l’œil dans le viseur.

Cela peut sembler anodin sur le papier, mais lorsqu’un oiseau surgit ou qu’un insecte se pose quelques secondes sur une fleur, ce genre de détail fait toute la différence.

Vue de l'arrière d'un appareil photo numérique avec un écran LCD, des boutons de commande et un viseur.

Un viseur et un écran qui progressent

Sony ne s’est pas contenté de revoir l’ergonomie du boîtier. Le viseur électronique évolue lui aussi, passant de 2,36 à 3,6 millions de points, tandis que son coefficient de grandissement progresse de 0,39 à 0,5.

Le taux de rafraîchissement peut désormais atteindre 60 ou 120 Hz. Une amélioration particulièrement appréciable pour suivre des sujets rapides, comme un oiseau en vol ou un sportif en pleine action.

L’écran arrière n’a pas été oublié. Sa définition passe de 1,44 à 1,62 million de points et, surtout, son format évolue du 4/3 vers le 3/2, correspondant au ratio natif du capteur.

Résultat : les bandes noires inutiles disparaissent sur les côtés de l’image, et l’affichage gagne en confort.

Vous connaissez peut-être mon peu d’affection pour le format 4/3… Autant vous dire que j’ai accueilli cette évolution avec un certain enthousiasme !

Enfin, quelques améliorations moins visibles viennent compléter le tableau : compatibilité avec les cartes SD UHS-II, connexion USB-C à 10 Gbit/s, Wi-Fi 5 GHz et prise en charge du streaming vidéo en 4K.

Ouf ! Je n’ai pas encore allumé l’appareil que Sony a déjà réussi à me séduire.

Mais avant de passer aux choses sérieuses, parlons aussi de ce qui a disparu.

Quelques disparitions… mais rien de rédhibitoire !

La première, et sans doute la plus visible, concerne le flash intégré.

Je sais que certains photographes regretteront son absence. De mon côté, ce n’est pas vraiment le cas. Sa puissance était limitée et les possibilités de réglage ne permettaient pas de travailler la lumière avec toute la souplesse que j’apprécie.

Pour déboucher efficacement les ombres, faire rebondir un éclair sur un mur ou un plafond, ou encore travailler avec un flash déporté, rien ne remplace un véritable flash externe. Et justement, j’ai une petite solution à vous proposer !

Le Godox iT32 : un compagnon particulièrement intéressant

Ce petit flash présente une particularité très intéressante : son système de transmetteurs magnétiques interchangeables permet d’utiliser un même corps de flash sur plusieurs marques d’appareils.

Sony, Canon, Nikon, Fujifilm ou encore OM System : il suffit d’adapter le transmetteur correspondant.

Autre avantage, et non des moindres, le flash peut être détaché de sa base magnétique en une seconde. Vous pouvez alors le tenir à la main, le poser sur un support ou l’installer dans une boîte à lumière, tout en conservant son pilotage sans fil grâce au système radio 2,4 GHz intégré.

Une solution particulièrement polyvalente pour les photographes qui aiment travailler leur éclairage sans s’encombrer d’un matériel trop volumineux. Et pour couronner le tout, l’ensemble flash iT32 et transmetteur X5 se trouve autour de 100 euros. De quoi oublier assez rapidement la disparition du flash intégré !

Et si nous allumions enfin la bête ?

Assez parlé de l’extérieur. Il est maintenant temps d’allumer ce RX10 V et de découvrir ce qu’il a réellement dans le ventre. Car si Sony a considérablement fait évoluer l’ergonomie de son bridge, c’est surtout à l’intérieur que les changements les plus intéressants se trouvent.

Le capteur, lui, ne semble pas avoir subi de transformation majeure. Nous retrouvons vraisemblablement le capteur empilé de 1 pouce qui équipait déjà le RX10 IV. Il faut dire que ce dernier avait encore de beaux arguments à faire valoir !

En revanche, l’électronique chargée de traiter les images a été sérieusement modernisée, avec l’arrivée du processeur BIONZ XR et d’une puce dédiée à l’intelligence artificielle.

Cette puissance de traitement supplémentaire ouvre de nouvelles perspectives, tant pour la gestion du bruit numérique que pour la restitution des détails dans les hautes et les basses lumières.

Le traitement des fichiers JPEG progresse également, avec une latitude de récupération des détails annoncée comme sensiblement meilleure que sur la génération précédente.

Mais le changement qui m’intéressait le plus, vous vous en doutez, concernait l’autofocus. Et là, mes amis, nous entrons dans une autre dimension !

Un autofocus qui change véritablement la donne

Le Sony RX10 Mark IV disposait déjà d’un autofocus performant, capable de reconnaître les visages et les yeux des humains, ainsi que les yeux de certains animaux.

Avec le RX10 V, Sony va beaucoup plus loin.

Le nouveau système de reconnaissance des sujets ne se limite plus aux yeux ou aux visages. Il peut également identifier la tête et différentes parties du corps humain, ce qui lui permet de maintenir le suivi même lorsque le sujet se détourne ou que ses yeux deviennent momentanément invisibles.

Du côté des animaux, les progrès sont tout aussi intéressants. Un mode spécifique consacré aux oiseaux permet notamment de reconnaître leurs yeux, leur tête et leur corps.

Mais ce n’est pas tout !

Le RX10 V accueille également un mode de détection des insectes, capable de reconnaître leur tête ou l’ensemble de leur corps. Un ajout qui devrait faire le bonheur des amateurs de macrophotographie et de photographie rapprochée.

Enfin, un mode consacré aux véhicules permet de suivre les voitures, les trains et les avions.

Et pour ceux qui ne veulent pas passer leur temps à changer de catégorie de sujet, le mode automatique se charge de reconnaître ce que vous êtes en train de photographier.

Sur le papier, tout cela est particulièrement séduisant. Mais vous me connaissez : ce sont les résultats sur le terrain qui m’intéressent !

Alors, plutôt que de continuer à parler technique, passons aux images.

La photographie d’insectes : une très belle surprise !

Pour cette première sortie, j’ai décidé de mettre le RX10 V face à un exercice que j’affectionne particulièrement : la photographie d’insectes.

C’est un excellent moyen de juger de la précision de l’autofocus, de sa capacité à accrocher un sujet de petite taille et de la qualité des images produites par le capteur.

Voici donc quelques photographies réalisées en utilisant le nouveau mode de détection des insectes.

Les images présentées ci-dessus sont des recadrages réalisés à partir des photographies originales, affichées à 100 % de leur taille. Vous pouvez ainsi apprécier la précision de la mise au point, la finesse des détails, la qualité de la colorimétrie et le rendu du flou d’arrière-plan.

Pour vous donner une idée de ce que produit réellement l’appareil, voici quelques informations techniques concernant ces images.

Caractéristiques des photographies :

  • Focale : 600 mm
  • Ouverture : f/4
  • Vitesse : 1/800 s
  • Sensibilité : 100 ISO
  • Définition originale : 5 472 × 3 648 pixels, soit un peu plus de 20 millions de pixels.

Une fois développés à partir des fichiers RAW, les JPEG obtenus pèsent entre 22 et 29 Mo.

Et le résultat, alors ?

Je ne vais pas tourner autour du pot : lorsque j’ai découvert ces photographies sur mon ordinateur, j’ai pris une sacrée claque !

La qualité d’image est remarquable pour un capteur de 1 pouce. La netteté est excellente, les détails sont parfaitement restitués et le flou d’arrière-plan apporte une très belle douceur aux photographies.

Mais ce qui m’a particulièrement surpris, c’est la colorimétrie. Les couleurs sont riches, naturelles et agréables, sans cette impression de traitement excessif que l’on rencontre parfois sur certains appareils numériques.

Sony n’a pas toujours fait l’unanimité sur ce point, mais je dois reconnaître que le résultat obtenu ici me plaît énormément.

Quant à l’autofocus, il m’a franchement impressionné. Sa rapidité et sa précision permettent d’aborder la photographie rapprochée avec beaucoup plus de sérénité.

Bien entendu, il faudra encore multiplier les sorties et les situations pour cerner toutes ses possibilités, mais cette première expérience est particulièrement encourageante. Et dire que je n’ai pas encore commencé à photographier les papillons et les libellules en vol ! Voilà qui promet quelques belles séances sur le terrain…

Et pour la photographie plus traditionnelle ?

Un bridge ne doit évidemment pas se limiter à la photographie animalière ou aux sujets rapprochés.

L’un des grands intérêts de la gamme RX10 a toujours été sa polyvalence. Il me semblait donc important de vérifier comment cette nouvelle version se comportait face à une scène plus traditionnelle.

J’ai choisi de photographier une écluse, dont les nombreux détails, les textures et les variations de couleurs constituent un excellent sujet pour apprécier le rendu d’un objectif et d’un capteur.

Vue d'une écluse avec des portes ouvertes, entourée d'arbres et de voitures garées sur le bord du chemin.

Cette photographie a été réalisée avec les réglages suivants : 24 mm – f/2,8 – 1/1 600 s – 100 ISO.

Certains d’entre vous se demanderont peut-être pourquoi j’ai choisi une ouverture de f/2,8 plutôt que f/5,6, qui aurait pu permettre d’optimiser le piqué et d’obtenir une profondeur de champ plus importante.

La raison est simple : je souhaitais justement observer le rendu de la profondeur de champ, notamment au niveau de la seconde porte du bief. À f/5,6, une plus grande partie de la scène aurait été nette, mais ce n’était pas l’effet recherché.

J’aime parfois que mes photographies de paysage conservent une certaine profondeur, avec un rendu qui se rapproche de la manière dont notre regard découvre naturellement une scène, plutôt que de chercher systématiquement une netteté absolue du premier au dernier plan.

C’est aussi cela, la photographie : faire des choix en fonction de ce que l’on souhaite montrer, et pas uniquement pour obtenir les meilleures performances théoriques de son matériel.

Un menu enfin plus agréable à utiliser !

Avant de conclure cette première prise en main, impossible de ne pas évoquer le menu de l’appareil.

Vous vous souvenez peut-être de mes remarques concernant celui du RX10 IV. Pour moi, il constituait l’un des principaux défauts de ce formidable bridge. On avait parfois l’impression de devoir partir en exploration pour retrouver un réglage pourtant utilisé régulièrement !

Heureusement, Sony a revu sa copie.

Le menu du RX10 V bénéficie d’une organisation nettement plus logique, qui facilite la navigation et permet de retrouver plus rapidement les fonctions recherchées.

Est-il devenu parfait ? Certainement pas. Mais les progrès sont suffisamment importants pour que l’on prenne davantage de plaisir à personnaliser son appareil. Et justement, la personnalisation est un domaine dans lequel ce nouveau RX10 dispose de sérieux arguments.

Je vous prépare d’ailleurs un article entièrement consacré à l’optimisation de ses réglages. L’objectif sera de vous montrer comment configurer votre boîtier pour différentes situations photographiques, en exploitant au mieux les boutons personnalisables et les commandes disponibles.

Avec une configuration bien pensée, il devient possible de photographier dans de nombreuses situations sans avoir à retourner constamment dans les menus. Et croyez-moi, lorsque l’on pratique la photographie animalière, c’est un avantage considérable !

D’autres tests sont déjà prévus

Cette première prise en main n’est évidemment qu’un début. Je compte notamment consacrer un prochain article à la gestion du bruit numérique en haute sensibilité ISO.

Jusqu’où peut-on monter sans dégrader excessivement la qualité des images ? Comment se comportent les fichiers RAW ? Quelles sont les limites réelles de ce capteur de 1 pouce ? Autant de questions auxquelles j’essaierai d’apporter des réponses concrètes, photographies à l’appui.

L’idée n’est pas de vous assommer avec des graphiques ou des mesures de laboratoire, mais de vous aider à connaître votre appareil pour en tirer le meilleur dans les conditions réelles de prise de vue.

Conclusion : un premier contact qui donne envie d’aller plus loin !

Vous l’aurez compris, ce premier contact avec le Sony RX10 Mark V m’a laissé une excellente impression.

La qualité des photographies est remarquable pour un appareil équipé d’un capteur de 1 pouce. Elle se rapproche, dans certaines conditions, de ce que l’on peut obtenir avec des boîtiers Alpha pourtant beaucoup plus coûteux.

Bien entendu, il ne s’agit pas de prétendre qu’un capteur de 1 pouce peut rivaliser en toutes circonstances avec un plein format. Nous reviendrons sur cette question. Mais avant de parler de ses limites, j’aimerais insister sur ce qui constitue, à mes yeux, le véritable point fort du RX10 V : son extraordinaire polyvalence.

Imaginez un instant pouvoir partir en voyage avec un seul appareil capable de passer d’une photographie de rue à un portrait serré, d’un paysage à une scène sportive, ou encore d’un oiseau posé sur une branche à un insecte photographié de très près.

Le tout sans changer d’objectif, sans transporter plusieurs kilos de matériel et sans risquer de faire entrer de la poussière sur votre capteur à chaque changement d’optique. C’est précisément ce que permet le RX10 V. Et c’est bien pour cela que j’apprécie autant la philosophie de cette gamme.

Ce qui m’a particulièrement séduit

Parmi les nombreuses améliorations apportées par Sony, certaines méritent une mention particulière.

L’autonomie, tout d’abord. L’adoption de la batterie NP-FZ100 change considérablement la donne. Plusieurs photographes animaliers rapportent avoir réalisé entre 3 000 et 5 000 photographies sans avoir à changer de batterie. De quoi envisager de longues sorties sans passer son temps à surveiller la jauge d’énergie !

L’autofocus, ensuite. C’est probablement l’évolution qui m’enthousiasme le plus. Sa rapidité, sa précision et ses nouveaux modes de reconnaissance ouvrent des perspectives particulièrement intéressantes. Avec un peu de pratique, je compte bien m’attaquer sérieusement aux insectes en vol, notamment aux papillons et aux libellules.

La qualité des images, évidemment. Je crois vous avoir suffisamment parlé de mon enthousiasme à ce sujet, mais les premiers résultats sont réellement convaincants.

Les possibilités vidéo constituent également un progrès appréciable, avec notamment l’enregistrement en 4K à 60 images par seconde, en 4:2:2 10 bits, ainsi qu’un mode à 120 images par seconde moyennant un léger recadrage.

La stabilisation a elle aussi progressé. Réaliser des photographies à main levée avec une vitesse de l’ordre du quart de seconde devient envisageable dans de bonnes conditions, même si le résultat dépendra naturellement de la focale utilisée et de la stabilité du photographe.

Enfin, je terminerai par l’ergonomie générale et les possibilités de personnalisation du boîtier. Sony a visiblement cherché à rendre son bridge plus agréable à utiliser au quotidien, et cela se ressent dès les premières heures.

Bon, il faut bien lui trouver quelques défauts…

Parce que je suis français et qu’il serait dommage de ne pas râler un peu, parlons maintenant de ce qui fâche !

À 2 500 euros, le Sony RX10 V représente tout de même un investissement conséquent. Et à ce tarif, Sony aurait pu avoir la gentillesse de fournir un chargeur de batterie ! Franchement, Sony, si tu me lis, ce n’est pas très généreux de ta part…

Cela étant dit, il faut aussi savoir remettre les choses en perspective. Avec son zoom couvrant une plage focale équivalente à 24-600 mm, pour un poids d’à peine plus d’un kilogramme, ce boîtier remplace potentiellement tout un sac photo.

Imaginez devoir transporter un 24-70 mm, un 70-200 mm et un 200-600 mm, sans oublier le ou les boîtiers nécessaires pour profiter de ces objectifs.

Tout à coup, les 2 500 euros du RX10 V prennent une autre dimension. Évidemment, ces équipements ne sont pas strictement comparables en matière de qualité d’image, de profondeur de champ ou de performances en faible lumière. Mais pour qui recherche avant tout un appareil polyvalent, performant et relativement léger, le calcul mérite d’être fait.

Et ce capteur de 1 pouce, alors ?

Je sais déjà ce que certains vont me dire : « Jean-Michel, un capteur de 1 pouce ne remplacera jamais un plein format ! » Et ils auront raison.

Un capteur plein format conserve des avantages bien réels, notamment lorsque la lumière vient à manquer ou que l’on souhaite obtenir une profondeur de champ particulièrement réduite. Mais, pour moi, l’essentiel n’est pas là.

Ce qui m’intéresse avant tout, c’est la photographie que je suis capable de réaliser avec mon matériel. Et lorsque je découvre les images produites par ce RX10 V, je me dis que ce petit capteur a encore de très belles choses à offrir.

D’autres me feront remarquer que 20,1 millions de pixels, ce n’est pas énorme à une époque où certains appareils dépassent allègrement les 60 millions de pixels. Là encore, l’observation est parfaitement légitime.

Mais savez-vous ce que j’ai fait ? J’ai demandé à Lightroom de rééchantillonner une photographie réalisée avec le RX10 V. L’image originale mesurait 5 472 × 3 648 pixels, soit environ 20 millions de pixels.

Après rééchantillonnage, j’ai obtenu un fichier de 10 944 × 7 296 pixels, représentant près de 80 millions de pixels ! Et le plus intéressant, c’est que je n’ai pas constaté de dégradation visuelle apparente lors de mon examen de l’image.

Bien entendu, le rééchantillonnage ne crée pas de véritables détails optiques supplémentaires. Mais il permet d’agrandir considérablement un fichier tout en conservant une qualité visuelle très satisfaisante lorsque l’image originale est suffisamment bonne.

Voilà qui ouvre de belles perspectives pour les photographes souhaitant réaliser des tirages de grand format, notamment dans le cadre d’une exposition. Et comme vous le savez, c’est un sujet qui me tient particulièrement à cœur !

Alors, ce Sony RX10 V ?

Après ces premières heures passées en sa compagnie, je peux vous dire que j’ai hâte de repartir sur le terrain.

Ce nouveau RX10 ne prétend pas remplacer tous les appareils photographiques du marché, mais il réussit quelque chose que peu de boîtiers peuvent offrir : réunir autant de possibilités dans un ensemble aussi compact et polyvalent.

Pour le voyage, la photographie animalière, le paysage ou simplement le plaisir de sortir avec un appareil capable de s’adapter à presque toutes les situations, il dispose de très beaux arguments.

Reste maintenant à le pousser dans ses retranchements pour découvrir ses véritables limites. Et quelque chose me dit que nous allons passer de bons moments ensemble !

À bientôt les amis, et surtout, prenez soin de vous… et faites de belles photos !

Jean-Michel

Une réflexion sur “Sony RX10 Mark V : mes premières impressions après une sortie photo

  1. Avatar de delicatelysparkly5e1d1d3aa9 delicatelysparkly5e1d1d3aa9

    Je vous remercie, THE Photograh J-M, pour ce premier retour d’expérience.

    Après près de sept années passées avec le M4, j’ai adopté le modèle 5 dès son lancement, une sortie que nous attendions avec une impatience grandissante. Je suis donc ravi de pouvoir désormais explorer les capacités de ce nouveau Sony.

    Dans l’attente, bien entendu, de la suite de vos impressions.

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