Les Ardéidés de France

Les Ardéidés, ou Ardeidae, sont une famille d’oiseaux comportant de par le monde quelques 19 genres et 67 espèces de Hérons, Aigrettes, Butors et apparentés.

Rassurez-vous, l’article que je vous livre aujourd’hui, bien que conséquent, est beaucoup plus restrictif puisqu’il s’agit des Ardéidés que vous pouvez observer en France, à savoir  9 espèces (les autres étant considérées comme accidentelles) : le Butor étoilé, le Blongios nain, le Bihoreau gris, le Héron garde-bœufs, le Crabier chevelu, l’Aigrette garzette, la Grande aigrette, le Héron cendré et le Héron pourpré.

Ces oiseaux sont des échassiers de taille moyenne à grande (jusqu’à 140 cm), à long bec, long cou et longues pattes.

Commençons par les plus communs et également les plus représentatifs de la famille :

Le Héron cendré

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Il se caractérise par un long cou, un long bec pointu et de longues pattes. Il possède une excellente vue panoramique latérale et une très bonne vision binoculaire frontale.

Son ouïe, également très développée, le fait réagir au moindre bruit suspect.

Il atteint en général 95 cm de hauteur et une envergure de 1,85 m pour un poids de 1,5 à 2 kg.

Le Héron cendré présente un plumage à dominante grise.

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Chez le Héron cendré, il est très difficile de distinguer les sexes : la femelle a simplement un plumet un peu plus court.

Cet oiseau se nourrit le plus souvent de poissons, mais pas exclusivement.

En effet, il consomme également des  batraciens, des reptiles, des crustacés, de petits mammifères (musaraignes, campagnols, mulots et rats), des oiseaux, des végétaux (bourgeons), des insectes et des mollusques terrestres ou aquatiques.

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Il peut digérer les arêtes mais il n’en est pas de même pour les poils de rongeurs qu’il rejette sous forme de pelotes.

Ce régime alimentaire varié permet à l’espèce d’être visible dans différents milieux : cours d’eau et plans d’eau, marais, zones humides, prés et même espaces verts urbains et bordures routières.

Quand il chasse, le Héron cendré peut demeurer longtemps immobile, le cou dressé, en attendant le passage d’une proie. Lorsqu’elle passe à portée de son bec, il s’en saisit rapidement en projetant vers l’avant la partie supérieure de son cou.

Les Hérons cendrés se reproduisent de février à juillet. Ils nichent généralement en colonies, appelées « héronnières », au sommet des arbres se trouvant dans leurs zone de nidification.

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Sa présence indique une relative abondance de poissons ou d’amphibiens ou de petits mammifères là où il s’en nourrit.

En raison de sa position de prédateur des zones humides il a été proposé comme « outil » bioindicateur, par exemple pour le biomonitoring de métaux lourds et métalloïdes ou d’autres contaminants préoccupants. Il peut vivre 25 ans.

Il est protégé depuis 1974.

La Grande aigrette

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La Grande Aigrette est le plus grand de tous les Ardéidés présents en Europe.

Elle a failli disparaître, décimée par les chasseurs ou piégeurs qui en revendaient les longues plumes nuptiales pour décorer les chapeaux des dames de la fin du 19ème siècle au début du 20ème siècle.

Ce sont ensuite la destruction des zones humides, les pesticides et la destruction des mangroves qui ont rendu sa survie difficile. Elle est maintenant protégée et reconstitue lentement ses populations.

D’une longueur d’environ 80–104 cm et d’une envergure de 140 à 170 cm, pour un poids atteignant 1,5 kg, son plumage est uniformément blanc. En période nuptiale, de longues plumes apparaissent sur le dos (aigrette) dépassant la queue. Les yeux sont jaunes avec une pupille noire.

Hors période de nidification ou si l’individu ne niche pas, la couleur du bec est jaune, plus foncée à son extrémité.
Par contre en période nuptiale il fonce et peut devenir orangé à noir, avec les lores verts.
Les pattes et les doigts sont noirs (en toutes saisons).
Mâle et femelle sont très semblables, la femelle étant légèrement plus petite à âge égal.
Le juvénile ressemble à un adulte non-nicheur, avec des couleurs moins vives sur les pattes et le bec.
En vol, le cou est replié dans les épaules, comme celui d’un Héron cendré.

Cet oiseau a un large spectre alimentaire, allant d’insectes et de vertébrés aquatiques et terrestres aux poissons ou petits crustacés, aux petits mammifères (souris, musaraignes, campagnols, jeunes rats musqués…) en passant par les reptiles (serpents, orvets) et les petits oiseaux.
Ses stratégies de pêche vont de la pêche aux aguets à une fouille de la vase au moyen de ses pieds ou à la marche lente dans l’eau. La proie est transpercée et avalée, après avoir été éventuellement retournée dans le cas des poissons.

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Elle chasse seule ou en petits groupes. La nuit elles se rassemblent sur des arbres (dortoirs).

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Elle peut voler la nourriture de Hérons plus petits, voire d’autres Aigrettes de la même espèce, et faire preuve d’agressivité pour défendre son territoire.

La Grande Aigrette bénéficie d’une protection totale sur le territoire français.

L’Aigrette garzette

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L’Aigrette garzette mesure entre 55 et 65 cm avec une envergure de 85 à 95 cm. Elle pèse 500 g en moyenne.

Il n’y a pas de dimorphisme sexuel. Elle est entièrement blanche avec un bec noir légèrement gris bleuté à la base et ses pattes sont noires avec des doigts jaunes.

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En période nuptiale, elle porte sur la nuque deux longues plumes fines de 20 cm environ appelés les aigrettes.

Elle aussi, possède un régime alimentaire opportuniste. Elle se nourrit principalement de petits poissons (moins de 20 g), d’insectes aquatiques et terrestres, de crustacés, d’amphibiens, de mollusques, d’araignées, de vers, de reptiles et de petits oiseaux.

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Elle niche en colonie, souvent avec d’autres Ardéidés. Elle peut nicher au sol, dans les roselières, les broussailles ou jusqu’à 20 m de hauteur dans les arbres ou les rochers.

Elle se rencontre dans toutes les zones humides aux eaux peu profondes, lagunes, claires à huîtres, avec une prédilection pour les eaux saumâtres. Elle est aussi fréquente le long des cours d’eau que dans les marais dans certaines régions. Souvent observée en compagnie d’autres Ardéidés.

A l’instar de sa proche cousine, elle était naguère très recherchée pour son plumage par les chapeliers.

Le Héron garde-bœufs

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C’est un oiseau trapu de 88 à 96 cm d’envergure, de 46 à 56 cm de longueur et pesant entre 270 et 500 g.

Il a un cou relativement court et épais, un bec robuste et une posture voûtée car il rentre son cou dans les épaules.

L’adulte, hors période de reproduction, a un plumage principalement blanc, le bec jaune et les pattes d’un gris-jaunâtre.

Au cours de la saison de reproduction, les adultes développent un plumage orange chamois sur le dos, la poitrine et la couronne, alors que le bec, les pattes et les iris deviennent rouge vif pour une brève période avant l’accouplement.

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Les deux sexes sont semblables mais le mâle est légèrement plus grand et a un plumage nuptial un peu plus étendu que la femelle.

Les juvéniles n’ont pas plumes colorées et ont un bec noir. Il a une espérance de vie de 15ans.

Le positionnement des yeux lui permet d’avoir une vision binoculaire pendant qu’il mange et des études physiologiques suggèrent que cette espèce peut être en mesure d’avoir une activité crépusculaire ou nocturne.

Le Héron garde-bœufs se nourrit d’une grande variété de proies, notamment d’insectes, en particulier de sauterelles, de grillons, de mouches et de leurs asticots, de papillons, ainsi que d’araignées, de grenouilles et de vers de terre.

L’espèce se trouve généralement avec du bétail en pâture et capture de petites créatures perturbées par les mammifères. Des études ont montré que cet oiseau a beaucoup plus de succès à la chasse lorsqu’il recherche sa nourriture à proximité d’un gros animal que lorsqu’il se nourrit seul.

Il niche en colonies, le plus souvent situées autour de plans d’eau et partagées avec d’autres espèces d’oiseaux des zones humides, comme les Hérons, les Aigrettes, les Ibis et les Cormorans.

Le Bihoreau gris

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Le Bihoreau gris est un oiseau trapu avec une tête large, un cou épais et court, et des pattes courtes.
L’adulte a la calotte noire ainsi que le manteau. Les ailes, le croupion et la queue sont gris, les parties inférieures blanchâtres. Les pattes et les doigts sont jaunes verdâtres.
En période de reproduction, l’adulte a deux longues plumes blanches sur la nuque.

Le jeune a un bec jaune-verdâtre et des pattes gris mat, son plumage est brun tacheté de blanc puis brunâtre avant de prendre ses couleurs définitives

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Son bec puissant est pointu et noir, deux longues plumes blanches ornent la nuque en période de reproduction et la couleur rouge de l’iris est frappante.

La femelle ne se distingue guère que par sa taille légèrement plus petite que celle du mâle (58 à 70 centimètres pour un poids pouvant atteindre 1 kg et une envergure de 110 cm environ)

Sa technique de chasse est propre aux ardéidés : Il attend, parfaitement immobile, une proie qu’il attrape en détendant brutalement le cou et avale après l’avoir assommée.

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Le Bihoreau gris se nourrit également d’insectes, vers, reptiles, rongeurs et « visite » aussi à l’occasion d’autres nids, n’hésitant pas à gober les œufs ou les petits qu’ils contiennent, en particulier les Héronneaux d’autres espèces.

De mœurs nocturnes, il cherche cependant sa nourriture de jour si nécessaire, par exemple en périodes de nidification.

En période nuptiale, les pattes rosissent, et deux ou trois plumes blanches ornent la nuque, descendant jusque sur le dos. Les mâles deviennent plus agressifs, rentrent la tête, claquent du bec ou s’emparent d’une brindille qu’ils offrent parfois à leur partenaire, il est monogame.

Les mâles rénovent un nid existant ou en construisent un nouveau à base de brindilles, de racines et d’herbe que la femelle entrelace, le résultat est assez sommaire, on peut en trouver jusqu’à une trentaine dans un même arbre, près du tronc ou aux fourches de branches.

Cet oiseau bénéficie d’une protection totale sur le territoire français.

Le Butor étoilé

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 Très mimétique, Le Butor étoilé est difficile à observer dans les roselières.

C’est Héron, massif, au plumage brun chaud strié de brun plus foncé. Sa tête présente une calotte sombre et un bec en poignard. Une bande noire descend du coin du bec vers la gorge, en passant en dessous de la joue. Le cou est épais, les pattes courtes pour un échassier, mais avec de longs doigts. Sa longueur varie de 69 à 81 cm et son envergure de 120 à 130 cm ; son poids varie entre 900 et 1,100 kg.

Ses déplacements au sol sont lents et discrets. Il marche avec la tête légèrement dans les épaules et avec un léger mouvement latéral afin de mieux cibler ses proies. S’il se sent menacé, il devient immobile, allonge son cou et pointe son bec vers le haut, de manière à se fondre dans les roseaux environnants. Il est capable de rester dans cette position et de s’incliner avec les roseaux agités par le vent pendant plusieurs heures, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de risque.

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Cet oiseau se déplace facilement entre les tiges de roseaux, avec ses longs doigts lui permettant de marcher sur la végétation flottante.

Il se nourrit de poissons, amphibiens et invertébrés (notamment des insectes aquatiques). Il peut parfois chasser des oiseaux ou de petits mammifères.

Il reste immobile de longs moments, à la recherche de proies, approche avec des mouvements très lents, tendant le cou, et soudain, il saisit ou perce la proie avec son bec. Elle est frappée à plusieurs reprises avant d’être avalée la tête la première.

Habituellement solitaire. Sa présence est surtout confirmée par son chant très puissant (audible jusqu’à 5 km) et ressemblant à une  » corne de brume « , un son très profond et caverneux souvent émis sur deux tons.

Le Butor niche dans les roseaux en avril-mai. Le nid, bien caché dans la végétation et construit par la femelle, est une plate-forme flottante formé de morceaux de roseaux morts et garni de fines matières.

Cette espèce a une durée de vie d’une dizaine d’années. Il bénéficie d’une protection totale sur le territoire français.

Terminons à présent de tour d’horizon par les 3 dernières espèces, migratrices et visibles uniquement durant la saison estivale.

Le Héron pourpré

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C’est un très bel oiseau, fin et longiligne, au long bec pointu jaune, il mesure de 78 à 90 cm de long avec une envergure de 120 à 150 cm.

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Mâles et femelles se ressemblent (les juvéniles sont plus bruns).
Sa poitrine est brun-roux et l’abdomen noir avec flancs et scapulaires roux-pourpre.
Les yeux sont jaune clairs et sa tête est ornée d’une calotte noire, l’arrière du cou étant brun roussâtre et blanc sur le devant avec des stries noires en approchant du haut de la poitrine qui s’orne de plumes plus longues à la saison des amours.

Les pattes jaunes tirant vers l’orange lui permettent de marcher dans l’eau et la vase. Des doigts inhabituellement longs pour un héron lui permettent de marcher sur les vases molles, les feuilles flottantes et de se poser sur les buissons.

Son régime alimentaire est semblable à ses congénères : poissons, mollusques, crustacés, insectes aquatiques, larves, reptiles, amphibiens, petits rongeurs voire oisillons.

Il niche dans les roselières plutôt que dans les grands arbres.

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Il joue un rôle majeur de prédateur des zones humides, contribuant à la régulation naturelle des populations de poissons, amphibiens et rongeurs.

Le Héron pourpré bénéficie d’une protection totale sur le territoire français.

Le Crabier chevelu

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Ce très bel oiseau se caractérise par une couleur générale chamois soutenu ou brun clair. Son bec grisâtre en toutes saisons devient bleu-turquoise au moment de la reproduction. Ses pattes sont orangées.

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Le plumage de sa tête est remarquable puisque celle-ci est ornée de nombreuses aigrettes brunes et blanches. En vol, il paraît complètement différent puisque c’est la couleur blanche de ses ailes qui prédomine.

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Assez petit, il mesure 47 cm avec une envergure de 92 cm pour un poids pouvant atteindre 300 g.

Les grenouilles sont ses proies favorites, mais il mange également des insectes et des poissons. Il se nourrit le long des ruisseaux, et au bord des pièces d’eau marécageuses, à proximité du couvert. Il prend une posture assez horizontale lorsqu’il pêche.

Ce Héron niche en groupes dans les arbres, les bosquets ou les roseaux, habituellement avec d’autres hérons et aigrettes. Il bénéficie d’une protection totale sur le territoire Français.

Le Blongios nain

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Mesurant 38 cm, pour une envergure de 58 cm et un poids de 150 g, c’est le plus petit des hérons européens.

Il est reconnaissable par sa petite taille, équivalente à celle d’un pigeon et à la couleur jaune paille qu’arbore le dessus de sa tête alors que son dos est noir.

Il vit solitaire ou en couple, formant des groupes lâches au moment des migrations.
Cette espèce est monogame et territoriale (c’est le mâle qui crée et défend son territoire en début de la période de reproduction)

Très difficile à apercevoir, le Blongios nain utilise généralement pour se nourrir les trouées au sein des roselières ainsi que les berges de canaux.
Son régime alimentaire est essentiellement basé sur des insectes aquatiques, des batraciens et des petits poissons qu’il chasse, surtout au crépuscule, solitaire, à l’affût, immobile dans les roseaux ou en avançant lentement sur la berge.

Le mâle choisit l’emplacement du nid, de préférence dans une roselière ou à proximité dans les fourrés de saules ou les buissons, à faible hauteur : quelques dizaines de centimètres au-dessus de la surface, dans une zone ou l’eau est profonde de 25 à 30 cm

Le Blongios nain arrive en France aux alentours du mois de mai et repart dès les mois d’août ou septembre.

Cet oiseau est « considéré comme étant une espèce menacée au niveau national et européen et méritant des mesures conservatoires particulières »

Voilà un petit tour d’horizon des Ardéidés Français qui, je l’espère, vous permettra de mieux les reconnaître lors de vos balades photographiques.

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Michel FERNANDEZ

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Un oiseau à l’honneur : Le Cincle plongeur (Cinclus cinclus)

Aujourd’hui, je souhaite vous faire connaître un oiseau très particulier : Le Cincle plongeur (Cinclus cinclus)

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Le Cincle plongeur (Cinclus cinclus) est une espèce d’oiseaux de la famille des Cinclidés. Il est parfois appelé « Merle d’eau ».

C’est un oiseau rondelet. Il mesure environ 18 à 20 cm de longueur pour un poids d’à peu près 65 grammes.
Les parties supérieures contrastent fortement avec le blanc du menton, de la gorge et de la poitrine. Le dos gris ardoisé présente un effet écaillé. La tête et la nuque sont brunes. La poitrine blanche est bordée d’une bande châtain qui la sépare de l’abdomen brun-grisâtre foncé. Les ailes et la queue courtes sont plutôt sombres. Le bec droit est noir. Les yeux bruns, entourés d’une paupière claire, sont  protégés de l’eau par une membrane nictitante blanche, visible quand l’oiseau cligne des yeux. Les pattes et les doigts non palmés sont brun foncé. Les deux sexes sont semblables.

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Le juvénile est plus gris sur le dessus et blanc tacheté de gris dessous.

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Le cincle plongeur est habituellement vu seul ou en couples, mais plusieurs oiseaux peuvent dormir ensemble la nuit en hiver dans un endroit abrité, sous un pont bien souvent.

Son vol est direct, rapide et droit. On l’aperçoit souvent, rasant la surface des rivières, pour saisir les insectes.

Son cri le plus caractéristique se compose d’une « suite de sons sifflés et grinçants ».

Il vit à proximité des cours d’eau rapides et oxygénés (torrents), surtout en montagne, notamment ceux dont le fond est caillouteux et peu profond. Il se perche souvent sur une pierre dans l’eau.

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Oiseau sédentaire, il lui arrive de bouger uniquement dans des conditions hivernales extrêmes.

Le Cincle plongeur se nourrit principalement d’invertébrés aquatiques, larves d’insectes, petits poissons, œufs de saumon et têtards.

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Parfaitement adapté à la vie aquatique, il nage sous l’eau à l’aide des ailes et marche, complètement immergé, dans le lit des ruisseaux. Il est, ainsi, le seul oiseau chanteur capable de nager et de plonger.

Il plonge même en hiver, en sautant du bord de la glace. Son plumage épais et imprégné par la sécrétion de la glande uropygienne est imperméable..

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Le cincle plongeur utilise une technique de pêche unique : il plonge la tête la première dans l’eau jusqu’à s’immerger complètement dans l’eau, sous laquelle il marche sur le fond à contre courant, en bombant le dos et écartant légèrement les ailes afin de ne pas remonter trop rapidement à la surface. Lorsque l’eau est plus profonde ou agitée, il étale sa queue tronquée et utilise ses ailes pour se propulser et résister davantage au courant.

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Il trouve sa nourriture en retournant les pierres avec son bec et en fouillant les algues et autres plantes subaquatiques. Il localise ses proies à la vue, ses yeux étant protégés par de minces replis de peau sous les paupières, appelés membranes nictitantes, visibles lorsque l’oiseau est perché car clignant régulièrement.

Après le plongeon, il lui arrive souvent de se laisser flotter dans le sens du courant sur une courte distance, avec les ailes partiellement ouvertes avant d’émerger.

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Le cincle plongeur niche très près de l’eau, près de la surface, ou à environ 2 mètres au-dessus de l’eau sous un pont. Il utilise aussi des cavités dans la rive, des trous dans les murs ou les vieux arbres au-dessus de l’eau.
Les deux adultes construisent le grand en forme de dôme, avec de la mousse, des herbes sèches et des feuilles. Mais cette construction n’est qu’un abri. L’entrée est cachée sous un rebord végétal, et c’est là qu’est le vrai nid, une coupe d’herbes et de laîches, tapissée de feuilles, principalement des feuilles de chêne pédonculé.
La femelle dépose 4 à 6 œufs blancs en mars ou avril. L’incubation dure environ 14 à 16 jours, assurée par la femelle. Le mâle s’approche du nid uniquement quand la femelle va se nourrir et il surveille le site. Mais le mâle la nourrit aussi régulièrement au nid.
Les poussins sont nidicoles et sont nourris par les deux parents pendant un mois. Mais les jeunes peuvent quitter le nid avant, à environ 24 à 25 jours après la naissance.

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Voila ce que je pouvais vous dire sur cet oiseau si particulier.

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Michel FERNANDEZ

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Un oiseau à l’honneur : Le Circaète Jean-le-Blanc

Aujourd’hui, je souhaite vous faire connaître, un grand rapace au régime alimentaire exclusif : Le Circaète Jean-le-Blanc. Cet oiseau est en effet spécialisé dans la chasse aux reptiles et principalement aux serpents.

Visiteur d’été, il passe l’hiver en Afrique, et revient en Europe de fin février à fin septembre pour se reproduire.

Son nom assez curieux lui vient du grec [Kirkos Aetos], soit Faucon Aigle. Il a les grands yeux jaunes du Busard, et la grande taille des Aigles. « Jean « , au Moyen âge était le surnom donné aux personnes habiles et « le-Blanc  » fait référence à sa couleur dominante quand on le voit de dessous.

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Le Circaète Jean-le-Blanc est un rapace de grande taille, mesurant de 65 à 70 cm de longueur pour 1,70 à 1,85 m d’envergure et une masse allant de 1,5 à 2 kg. C’est également un excellent planeur, il se déplace habituellement sans battre des ailes, profitant au maximum de la brise et des ascendances thermiques, les ailes largement étendues.

Il a le dessus des ailes brun et le dessous blanc. Le corps est parsemé de taches colorées, de couleur et densité variables suivant les individus (entre beige clair et marron foncé). Ces touches de couleur forment des lignes parallèles sous les ailes et trois barres sous la queue. Une bavette plus sombre s’étend du menton à la poitrine. La tête est plutôt large, ronde, avec un bec court et des grands yeux jaunes, ce qui lui donne un peu un air de chouette. Elle se diffère toutefois de celle des autres rapaces diurnes : les yeux sont plus gros et dirigés vers l’avant, ce qui lui confère une très bonne vision binoculaire.

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Le dimorphisme sexuel peut se constater au niveau du plumage, généralement la femelle, plus grande que le mâle, a un plastron plutôt foncé, le mâle arborant une poitrine plus claire, parsemée de flammèches verticales sombres.

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Les immatures ressemblent aux adultes, mais ils sont plus pâles, avec la nuque plus blanche.

Ses hautes pattes écailleuses, gris-bleu ressemblent plus à celles d’une poule, qu’à celles d’un rapace (d’où son nom latin « gallicus »). Il n’a pas les serres acérées des Aigles, mais des doigts courts et robustes adaptés à la prise des serpents.

Son régime alimentaire est composé à 90 % de serpents, en majorité de grandes couleuvres, mais il se nourrit aussi de lézards, d’orvets, et plus rarement de micromammifères et d’oiseaux.

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Circaète Jean-le-Blanc ayant prédaté un Lézard ocellé

La technique de chasse du Circaète est particulière : d’un vol plané, très lent, il survole une étendue de terrain dégagée, en scrutant le sol, à une hauteur moyenne (entre 30 et jusqu’à 400 mètres), et effectue à certains endroits des phases de vol stationnaire, de quelques secondes à plusieurs minutes, appelé « vol du Saint-Esprit ».

Pour cela il s’arrête simplement sur place en étendant ses ailes, face au vent, en régulant constamment les filets d’air par des changements plus ou moins rapides de l’extension de ses ailes, leur angle d’incidence, l’écartement de ses rémiges ou de sa queue, le tout en essayant de garder la tête le plus immobile possible.

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Quand le vent est assez fort il lui arrive de battre des ailes pour rester sur place, un peu comme le faucon crécerelle, et éventuellement de laisser pendre ses pattes pour se stabiliser. Mais par temps calme il s’agit surtout de mouvements très légers, et il n’est pas rare de le voir complètement immobile dans le ciel, les ailes étendues, tel un cerf-volant.

Dès qu’une proie est repérée, il descend sur elle par palier, pour s’assurer de son succès.

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Il la saisit, et assène de coups de bec la colonne vertébrale et la tête. Il l’avale ensuite en commençant par la tête, si celle-ci s’avère trop grosse, il l’emmène dans son aire. Ceci peut attirer la convoitise d’autres rapaces qui chercheront alors à lui voler sa prise …

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Un Milan noir cherche à voler le serpent pendant des serres du Circaète

Si c’est un serpent destiné au nourrissage, il laisse pendre un petit bout de la queue du serpent hors du bec, sur lequel son partenaire ou son jeune tirera pour l’extraire entièrement.

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Le Circaète Jean-le-Blanc est bien protégé par des plumes épaisses sur les cuisses et des écailles au niveau des tarses, mais il n’est pas immunisé contre le venin des vipères.

La saison de reproduction voit revenir les mêmes couples aux mêmes endroits (ou un seul oiseau si l’autre adulte a péri pendant l’hiver). En principe, le même nid est reconstruit peu de temps après leur arrivée.
Les vols nuptiaux ne présentent pas de particularités par rapport aux vols habituels. Les mâles planent comme d’habitude. On peut quand même voir des séries de vols ondulants, avec des montées et des descentes répétées. En revanche, le mâle peut apporter des proies à la femelle laissant alors pendre une très longue portion de couleuvre hors du bec : dans ce cas il s’agit pour lui d’attirer la femelle, pour lui faire une « offrande » en vue de l’accouplement.

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Couple : la femelle est en haut

Le nid du Circaète est relativement petit comparé à celui d’autres rapaces de sa taille. Il est construit dans un arbre, pin ou chêne vert suivant la région. Il n’est pas installé dans une fourche (comme celui des Buses ou des Autours) mais placé le plus souvent en position latérale, ou bien au sommet d’un arbre tordu ou étêté, car du fait de son envergure le Circaète a besoin d’assez de place et d’un accès facile pour se poser. Plus rarement, il peut nicher sur une paroi rocheuse.

La femelle ne pond qu’un seul œuf, entre fin mars et mi-avril, elle le couve pendant environ 45 jours.

Le mâle assure son nourrissage, et remplace parfois la femelle sur le nid lorsque celle-ci s’absente un moment. En cas de mauvais temps (pluie), si la chasse est impossible, les oiseaux jeûnent.

Après l’éclosion, la durée d’élevage est encore assez longue : en moyenne 70 à 80 jours. Pendant ses 3 à 4 premières semaines, le poussin est vulnérable (prédateurs, mais aussi pluie ou froid), il est donc constamment couvert par la femelle. Elle dépèce les proies, et lui donne la becquée.

Son duvet est progressivement remplacé par des plumes, et vers l’âge d’un mois il est suffisamment emplumé pour que la femelle commence à quitter le nid, pour des périodes de plus en plus longues, notamment pour aider au nourrissage.

Il est alors capable d’ingurgiter un serpent en entier : les parents viennent se poser sur le nid avec la queue d’un serpent qui dépasse du bec, et le jeune doit tirer dessus pour l’extraire, et l’ingurgiter à son tour.

Pendant sa période de croissance, et d’achèvement du plumage, les parents apportent au nid un à plusieurs serpents par jour.

Pendant les heures de fort soleil, quand la température est importante, l’un des adultes vient sur le nid pour faire de l’ombre au jeune, au besoin en ouvrant un peu ses ailes pour faire écran.

Si tout va bien le jeune Circaète prend son premier envol au début du mois d’août. Au début, lors de ses premières tentatives de vol, il ne s’éloigne guère de la zone du nid, passant le plus clair de son temps perché, à guetter le retour d’un adulte.

Puis il s’enhardit progressivement à voler un peu plus loin, un peu plus longtemps, et lorsqu’il a atteint une certaine maîtrise et endurance, il va parfois jusqu’à suivre l’un de ses parents, occupé à chasser pour le nourrir, et finit par s’essayer lui aussi à la technique du vol sur place, qui lui permettra plus tard de se nourrir par lui-même.

Les Circaètes partent en migration assez tard, entre le milieu et la fin du mois de septembre.

Au cours des dernières années, le Circaète Jean-le-Blanc a connu une diminution importante à la fois de ses effectifs et de son aire de répartition ; considéré comme une espèce rare. Les principales causes de cette régression sont la modification des pratiques agricoles et certains travaux d’aménagement du territoire. Il bénéficie d’une protection totale sur le territoire français.

Voila un bien bel oiseau à photographier.

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Michel FERNANDEZ

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Un oiseau à l’honneur : Le Guêpier d’Europe

Aujourd’hui je souhaiterais vous parler d’un oiseau que l’on ne présente plus car très connu de par son plumage aux couleurs chatoyantes : Le Guêpier d’Europe (Merops apiaster).

Très bel oiseau de la taille d’une Grive draine (28 cm pour une masse moyenne de 60 g et une envergure de 45 à 50 cm), le Guêpier d’Europe est élégant, semblable à un arc-en-ciel quand il est en vol. Visiteur d’été dans le sud de l’Europe, ce joli guêpier est un régal pour les yeux !

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Ses couleurs aux reflets métalliques sont composées de bleu-vert turquoise au ventre, au poitrail et au bas des ailes, de brun-roux sur le dos, la calotte et le haut des ailes, vert sombre de la queue, noir du bec légèrement incurvé et comme prolongé d’un trait de plumes également noires, iris rouge dans un œil noir, jaune bordé de noir pour la bavette.

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Autre caractéristique de cet oiseau : Ses cris roulés, permettant de le reconnaître même quand on le discerne à peine dans le ciel.

Le Guêpier d’Europe fréquente les berges sablonneuses des cours d’eau, les falaises d’éboulis et même les talus en bord de routes ou des chemins où il creuse des terriers. Il vit souvent en colonies et aime se percher avec ses congénères sur les branches saillantes, les fils électriques et les poteaux.

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Il vole à la manière des hirondelles : battements d’ailes tantôt secs, tantôt en plané en vol direct, à la manière des pics : trajectoire onduleuse, battements d’ailes rapides avant une longue glissade, les ailes collées au corps.

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Le Guêpier d’Europe se nourrit en priorité d’Hyménoptères tels qu’abeilles, guêpes et frelons, mais aussi d’autres insectes tels que des cigales, des libellules, des papillons, des punaises ou des  orthoptères (criquets, sauterelles) et coléoptères (hannetons…)

Il les capture en vol, depuis un perchoir exposé d’où il s’élance à leur poursuite. Avant d’avaler sa proie, il la frappe sur une surface dure pour enlever le dard. Un seul guêpier peut consommer jusqu’à 250 abeilles par jour !

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Il rejette fréquemment des pelotes contenant les parties indigestes des insectes.

Au début de la saison de reproduction, le Guêpier d’Europe effectue quelques parades qui mettent en valeur les couleurs vives de son plumage. Les couples se forment sur les zones d’hivernage en Afrique.

Les parades vocales sont importantes. L’oiseau gonfle les plumes de la calotte et du cou, déploie sa queue vibrante et relève les ailes tandis qu’il chante.

Il fait aussi des offrandes de nourriture à la femelle, très vite après leur arrivée sur les aires de reproduction. Les accouplements suivent en général ce comportement, mais souvent après plusieurs offrandes.

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Le Guêpier d’Europe nidifie habituellement en colonies.
Très vite après leur arrivée sur les aires de reproduction, le couple et quelques aides creusent le terrier sur le site de naissance du mâle. Le nid est situé dans un endroit sablonneux plat ou en pente, mais souvent dans des parois terreuses.

Les guêpiers enlèvent entre 7 et 12 kg de terre du tunnel, et la construction peut durer entre 10 et 20 jours. Le terrier mesure de 70 à 150 cm de long. Il est de section ovale, de 7 x 9 cm. Il peut être droit ou légèrement courbe, souvent horizontal mais parfois incliné selon le site.

La femelle dépose 4 à 10 œufs à un ou deux jours d’intervalle. L’incubation dure environ 20 jours. Les deux sexes prennent des tours pour couver.
Les poussins naissent nus et aveugles sur une période de 2 à 6 jours. Les plumes poussent un peu plus tard et en même temps, le poussin voit et bouge, et devient agressif.

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Les jeunes sont nourris par les adultes et quelques aides. Ils atteignent le poids des adultes à l’âge de 20 jours. Les parents les nourrissent pendant encore trois semaines après l’envol qui a lieu environ un mois après la naissance.
Une seconde couvée peut être mise en route si la première est perdue, et un second terrier sera rapidement creusé pour cette nouvelle couvée.

Comme cet oiseau nidifie dans des terriers, il a besoin de prendre des bains dans l’eau et dans la poussière afin de se débarrasser des parasites qui infestent sa peau.

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L’hiver privant le guêpier de sa nourriture principale. C’est à la fin de l’été que ces oiseaux  entament un long et périlleux voyage.

Venus d’Europe occidentale, de grands vols de guêpiers franchissent la Méditerranée et le désert d’Arabie pour hiverner en Afrique du Sud.

Lorsqu’ils convergent vers la Méditerranée, les guêpiers doivent souvent échapper aux Faucons d’Éléonore qui, pour nourrir leurs petits, s’attaquent aux oiseaux en migration. « Au moins 30 % des oiseaux seront tués par des prédateurs ou par d’autres facteurs avant de pouvoir retourner en Europe au printemps suivant. »

Le Guêpier d’Europe est commun localement et largement répandu dans la majorité de sa distribution. Cependant, cette espèce est menacée en Afrique par la chasse en tant que parasite ou pour la consommation, et en Europe par l’usage des pesticides qui réduit les populations d’insectes, par la canalisation des cours d’eau qui supprime les rives sableuses et donc les sites de nidification, et par les développements et les dérangements humains.

Voilà un magnifique oiseau à photographier … Cependant quelques précautions s’imposent : N’oubliez pas la devise du naturaliste « observer sans déranger ».

Ne vous placez jamais prés des nids et ne vous en approchez pas non plus ; ceci aurait des conséquences désastreuses car les oiseaux abandonneraient leurs couvées et les poussins mourraient irrémédiablement ! Ne vous acharnez pas à essayer de faire des plans rapprochés si vous n’êtes pas en cachés dans un affût. Ne poursuivez pas les oiseaux.

Merci pour eux.

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Michel FERNANDEZ

Da’autres photos sur mon site : mes photos nature