Une véritable histoire d’amour !

Attention cet article n’a pas vocation à décrire les fonctionnalités du Fujifilm X-T1, de nombreux blog s’en sont chargés bien avant moi (voire liste in fine). Ce n’est pas non plus un test du boîtier, pour cela je vous renvoie vers l’excellent test réalisé par Les Numériques ou encore celui produit par le site DPREVIEW.

Etre photographe professionnel ne veut pas dire être meilleur que les autres photographes, c’est seulement un statut qui permet de vivre « ou d’essayer » de vivre de son métier. C’est pour cette raison que le photographe pro choisit son matériel avec le plus grand soin (on ne fait du bon travail qu’avec de bons outils, c’est bien connu).

Eternel insatisfait, j’ai acheté puis revendu beaucoup de matériel photographique, surtout depuis l’avènement du numérique. Après de nombreuses années avec du matériel Nikon (D70 – D80 – D90 – D300 – D300S – D700- D3S et D4 et de très belles optiques) j’ai quitté cette marque car l’orientation des nouveaux boîtiers ne correspondait plus à ma pratique photo. Pour l’exemple, l’excellent D300S n’a toujours pas été remplacé 5 ans après sa sortie car ce n’est pas le D7000 et son « buffer » indigent qui peut revendiquer cette succession). Chez Canon, c’est vers le 5D Mark III que je me suis tourné. Un magnifique boîtier à l’ergonomie exceptionnelle (après une période d’adaptation bien sûr), produisant des images de grande qualité quelles que soient les conditions (je pense particulièrement en basse lumière). Vous l’avez compris, je tiens beaucoup à mon 5D Mark III. Mais voilà, même si je l’utilise toujours aujourd’hui, je n’en suis pas tombé amoureux…

Dans ma vie de photographe, je peux dire qu’un seul constructeur est parvenu à me rendre amoureux de ses boîtiers, c’est Fujifilm. J’ai eu mon premier coup de foudre avec le FUJI X100 qui, malgré quelques défauts, est devenu un boîtier mythique dont la sortie fera date dans l’histoire de la photo numérique. Le FUJI X100 c’est une très belle demoiselle qui fait se retourner les hommes. Une demoiselle intelligente et cultivée, avec qui l’on se sent bien et que l’on adore sortir. Elle n’est pas dénuée de défauts, mais à celles qui réunissent beauté, culture et intelligence on pardonne tout… La beauté de la femme affaibli l’homme n’est-ce pas ? L’histoire de France est là pour nous le rappeler !

Mon deuxième coup de foudre est beaucoup plus récent. Il a pour nom Fujifilm X-T1. La jeune demoiselle a grandi. Elle est devenue une femme mature qui n’a rien perdu de sa beauté. Son intelligence et sa culture se sont affirmées pour s’approcher de la femme idéale. Allez Monsieur Fuji donnez lui un autofocus encore plus performant (l’actuel est déjà pas mal mais on peut encore faire mieux), offrez lui un deuxième slot pour carte mémoire, une autonomie accrue et un flash cobra digne de ce boitier. Alors il entrera, lui aussi, dans la légende.

Le coup de génie de Fuji !

Un petit travail d’introspection m’a permis de répondre à la question que me posait dernièrement un ami. Qu’elles sont les raisons, en dehors de la qualité des photos produites, qui poussent un photographe à tomber amoureux de son boîtier et notamment en ce qui te concerne du  Fujifilm X-T1?

La première qualité du Fujifilm X-T1 est sa grande beauté. Avec ce boîtier FUJI va encore plus loin dans l’introduction d’un look « vintage », très tendance actuellement, look mêlant astucieusement nostalgie de la période argentique et modernité. Avec le Fujifilm X-T1 le photographe ressent les mêmes sensations que celles évoquées par les inconditionnels de l’iPhone. La beauté de l’objet est presque charnelle, cela ne s’explique pas !

Mais si la beauté est une chose, elle ne suffit pas à rendre amoureux. Pour cela, les ingénieurs de la marque ont donné à ce boîtier une ergonomie exceptionnelle. Le sélecteur des modes P, A, S, M, disparaît au profit d’un système très astucieux.  La lettre « A » pour Automatique fait son apparition sur la molette de réglage des ISO, la molette des vitesses et le fût des objectifs. Lorsque ces trois dispositifs sont sur « A » l’appareil fonctionne en mode programme ou tout automatique. Si vous quittez la position « A » sur l’objectif l’appareil comprend que vous souhaitez passer en mode priorité au diaphragme. La sélection de l’ouverture se fait alors grâce à la bague présente sur l’objectif. Si vous quittez la position « A » sur le barillet des vitesses c’est le mode priorité à la vitesse qui sera actif. Il en est de même de la sensibilité ISO. Une option du menu permet de restreindre la plage de sensibilité autorisée à l’appareil. De nombreux accès directs aux réglages les plus courants sont également présents sur le boîtier ajoutant encore à l’ergonomie.

Mais beauté et ergonomie ne suffisent toujours pas à rendre amoureux les photographes. Les ingénieurs de Fuji le savent, c’est pourquoi ils ont dotés le Fujifilm X-T1 d’un viseur électronique de grande qualité. Certes la visée n’est pas encore au niveau de celle offerte par un reflex, mais elle s’en approche suffisamment pour ne pas paraître comme un handicap. Quel est donc l’intérêt de ce fameux viseur électronique ? Imaginez un viseur affichant la photographie que vous vous apprêtez à prendre en tenant compte de l’ensemble des réglages adoptés sur le boîtier (balance des blancs, ouverture ou vitesse, sensibilité ISO). Imaginez un viseur affichant l’histogramme de la photo que vous vous apprêtez à prendre ou affichant une loupe pour faciliter la mise au point « en manuel ». Non, arrêtez d’imaginez et regardez plutôt dans le viseur du Fujifilm, vous y trouverez tout cela et même plus encore.

Le coup de génie de Fuji c’est d’avoir créé un boîtier sensuel, dont l’ergonomie empreinte au ludique, un boîtier doté d’un viseur offrant de nouvelles possibilités aux photographes.  Mais ce n’est pas tout, le grand attachement que je porte à ce boîtier vient aussi de deux autres raisons :

  • Le poids (*): quand un Nikon D4 + 35mm 1.4G + 85mm 1.4G + 70-200mm 2.8G + 105mm 2.8 + flash + batterie x2 + piles pour le flash + sac + boîtier de secours pèsent de 7,5 à 8 kg,
  • Le prix (*) : quand le matériel Nikon ci-dessus coûte 15 000 euros, l’équivalent en FUJI ne demandera que 5000 euros, soit encore trois fois moins.

(*) données issues du Blog K-pture de Fred Frognier. Il faut bien rendre à César…

Pour conclure

Cet article n’a pas vocation de faire du prosélytisme, je respecte trop les possesseurs de reflex dont j’ai fait partie pendant de nombreuses années. C’est simplement, comme je l’ai déjà indiqué, un travail d’introspection destiné à identifier les raisons qui m’ont conduit à aimer, voire tomber littéralement amoureux, de ce boîtier d’exception qu’est le Fujifilm X-T1.

De nombreux photographes professionnels m’ont précédé, abandonnant Nikon ou Canon pour Fujifilm. Tous s’expliquent, comme je viens de le faire, sur leurs blogs  :

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