Nouveauté : Canon EOS R7, taillé pour la photo animalière


Bonjour à tous. Canon vient d’annoncer officiellement la sortie prochaine de deux boîtiers, les EOS R7 et EOS R10. Aujourd’hui, je vais m’intéresser exclusivement au Canon EOS R7, le plus ambitieux des deux. Avant de découvrir ses spécificités, voici une première bonne nouvelle. Pour acquérir ce boîtier, il ne faudra pas trop se fâcher avec son banquier, à 1500 euros, compte tenu de ses caractéristiques, on peut dire que Canon souhaite voir son petit protégé dans de nombreux sacs photo.

N’ayant pas encore pu mettre la main sur un exemplaire de ce boîtier, je ne vous proposerai pas un examen complet, mais mes premières impressions concernant cet appareil, ses spécificités, et ce que j’ai pu découvrir ici ou là de son ergonomie. En quelque sorte, une petite synthèse de ce qui attend les premiers acheteurs.

Canon EOS R7 : les premières impressions

La première chose qui a frappé les chanceux ayant eu en main un exemplaire de préproduction, c’est la compacité du boîtier. Plus petit et plus léger qu’un R6, le R7 dont le poids se limite à 560 grammes offre une poignée proéminente qui facilite grandement la prise en main.

Canon EOS R7 : spécificités

L’EOS R7 est le premier boîtier hybride APS-C de la série R de Canon. Il s’agit donc d’un appareil sans miroir doté d’un capteur de haute résolution puisqu’il arbore fièrement ses 32,5 millions de pixels. Clairement dédié à la photo sportive et animalière, bien qu’il puisse être à l’aise sur tous les terrains, le R7 produit des rafales de 15 images par seconde avec l’obturation mécanique. L’obturateur électronique lui permet de rejoindre l’excellent et très professionnel EOS R3 et ses 30 images par seconde, obtenues dans un silence total (pratique quand on ne veut pas déranger la faune craintive). La seule limitation, par rapport au R3, vient du fait qu’en obturation électronique le R7 produira des fichiers de 12 au lieu de 14 bits.

L’écran arrière est doté de 1,6 million de pixels, ce qui, sans être extraordinaire, offrira un confort visuel très acceptable. L’autofocus est fonctionnel jusqu’à -5 EV ce qui permettra de faire la mise au point même en très basse lumière. Si l’on ajoute que le capteur est très bien stabilisé et que l’obturation mécanique est fonctionnelle jusqu’à 1/8000e de seconde, on peut dire que le R7 se dirige vers un joli succès commercial, d’autant plus que son prix de vente est très sage.

L’appareil dispose de deux emplacements acceptant des cartes SD ordinaires ou UHS-II bien plus rapides. Bravo Canon, car on avait pris l’habitude de ne disposer que d’un seul slot UHS-II. Une autre bonne nouvelle, qui montre que les fées Canon se sont penchées sur le berceau du petit nouveau : Le R5, le R6 et le R7 utilisent la même batterie, et ainsi, le R7 pourra servir de deuxième boîtier derrière un R5 ou un R6. Que du bonheur !

Abordons maintenant le domaine de la vidéo et vous allez voir que les bonnes fées ont bien travaillé là aussi. L’EOS R7 peut filmer en 4K 60 images seconde sans crop ou 4K 30 images seconde suréchantillonnées à partir d’un fichier de 7K (capteur de 32,5 MP oblige). Ajoutons à cela que le R7 peut aussi filmer en full HD à 120 images seconde, ce qui promet des ralentis de haute tenue. Pour ceux qui aiment la vidéo, sachez que c-log 3 est disponible et même le HDR PQ. La limite de temps de 30 min disparaît, ce qui permet à l’EOS R7 de filmer jusqu’à 6 heures en continu (sur batterie externe). Une dernière chose importante pour les photographes et les vidéastes, l’appareil dispose d’un écran monté sur rotule, d’une prise casque et d’une prise micro bien disposées puisqu’elles ne gêneront pas la rotation complète de l’écran.

Rassurez-vous, le menu du R7 peut être affiché en français !

Le menu de l’appareil est conforme à ce que fait Canon sur ses autres boîtiers. Les aficionados de la marque trouveront leurs marques rapidement. Pour ceux qui viennent d’une autre marque, pas de crainte à avoir, les menus Canon sont sans doute parmi les plus accessibles et les mieux organisés. Sachez que l’appareil offre de nombreuses possibilités de personnalisation, ce qui devrait ravir les experts et leur permettre de conserver leurs habitudes.

La molette de contrôle rapide n’est plus située sur le dessus, mais à l’arrière du boîtier, autour du multi-contrôleur intelligent. À la place de l’habituelle molette arrière se trouve un commutateur permettant la mise en route de l’appareil et le passage en mode vidéo. C’est malin et surtout très pratique (voir illustration ci-dessous).

Le viseur de l’appareil est clair et lumineux. Canon offre même la possibilité, grâce à une option du menu, de simuler un viseur optique.

En mode d’obturation électronique, la rafale atteint 30 images seconde. Les premiers tests montrent qu’à cette vitesse d’enregistrement la mémoire tampon sature entre 30 et 40 images RAW. Elle atteint 50 images en RAW compressé et 70 au format JPEG. C’est bien inférieur à ce que propose un R5, mais le prix d’achat n’est pas le même non plus. En fait, je me demande si ce petit défaut ne serait pas aussi un avantage, car 50 images en moyenne c’est déjà pas mal surtout quand il faut ensuite les trier, choisir les meilleures et les post-traiter.

Le R7 en monture RF : la vraie bonne nouvelle !

Plusieurs photographes ont pu tester le R7 avec différents objectifs de la gamme RF. Oui, vous avez bien lu… L’EOS R7 dispose de la fameuse monture RF, la même que celle qui équipe les pleins formats de la série R (R – RS – R5 – R6 – R3). Bien que CANON ait l’intention de proposer des optiques dédiées au format APS-C, la bonne nouvelle, notamment pour les possesseurs d’hybrides Canon plein format, c’est qu’il vont pouvoir acquérir un EOS R7 et l’utiliser sans avoir à acheter d’autres optiques.

Pour les nouveaux venus à l’hybride qui choisiront l’EOS R7, l’acquisition d’objectifs RF plein format leur permettra plus tard d’évoluer en douceur vers le full frame.

L’autofocus, le nerf de la guerre en animalier

Les premiers pas avec un boîtier de présérie permettent de plébisciter le combo EOS R7 et l’objectif RF 100-500 mm. Le facteur de crop du capteur APS-C permet de transformer le 100-500mm en 160-800 mm, tout en conservant les 32,5 millions de pixels du capteur. Connaissant la qualité de cette optique (vendue tout de même aux alentours de 3200 euros), je sais de nombreux photographes animaliers qui vont écrire au père Noël…

Pour ceux qui disposent d’un budget plus serré, un RF 600 mm qui ouvre à f/11 leur permettra de réaliser des photos fantastiques à condition que la lumière s’invite à la fête. Avec cette optique le capteur APS-C aura l’impression d’utiliser un 960 mm. Quant au RF 800 mm, il passera à 1280 mm. À vous le monde merveilleux de l’ornithologie !

Mais revenons à la qualité de l’autofocus. Les premiers tests montrent que le R7 est aussi bon qu’un R6 ou un R5 dans ce domaine. Le R7 est capable de produire une mise au point précise en détectant les personnes (même munies d’un masque !), les animaux, pour lesquels la détection de l’œil est très fiable dans de nombreux cas, ainsi que les voitures et les motos de compétition.

Un dernier point, et il est d’importance pour les photographes sportifs ou animaliers, l’appareil est capable de prendre des photos en rafale jusqu’à une demi-seconde avant le déclenchement réel de la rafale. Ainsi, il sera impossible ou presque de manquer l’envol d’un oiseau quittant sa branche.

Un petit conseil aux photographes animaliers qui achèteront le R7 : je vous recommande d’affecter le mode autofocus de détection de l’œil des animaux à la touche arrière AF-ON, puis d’affecter le mode d’autofocus spot utilisant le plus petit collimateur à la touche étoile. Ainsi, lorsque l’animal sera en partie caché derrière un arbuste, des branches ou des herbes hautes, vous pourrez rapidement déplacer le collimateur unique avec le joystick.

Canon EOS R7 : qualité d’image

Là aussi, les premiers tests sont très concluants. Les images sont magnifiques, la colorimétrie Canon y est pour beaucoup. Le capteur produit donc des images de grande qualité et, avec plus de 32 millions de pixels, les plus belles photos pourront être agrandies sans problème. N’ayant pas eu la chance d’avoir l’appareil en main, je ne vous proposerai pas d’images de ma production. Mais ce n’est que partie remise, d’ici quelques semaines, je vous livrerai un test terrain complet et objectif.

J’espère que cet article vous aura permis de faire connaissance avec le R7, un boîtier qui, je le pressens, marquera son époque comme ce fut le cas du Canon 7D mark II.

À très bientôt les amis !

Jean-Michel

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