Un mammifère à l’honneur : La Marmotte

Après vous avoir parlé oiseaux, araignées et fleurs, passons aujourd’hui à un mammifère sauvage : La Marmotte.

Cette adorable peluche vivante, à la biologie si particulière, est un des animaux les plus emblématiques des alpages.

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Mammifère fouisseur de l’ordre des Rongeurs, La Marmotte (du latin mus montis « souris de la montagne ») vit entre 1 300 et 3 000 mètres d’altitude.

Exclusivement herbivore, elle ne dédaigne pas toutefois, de temps à autre, manger  des écorces, des baies, de jeunes pousses de mélèze, voire parfois des insectes.

Elle ingurgite 400 grammes de nourriture par jour soit, au total, 70 kg pendant ses 6 mois d’activité.

Sa taille est de 46 à 66 cm et elle pèse de 2 à 9 kg. Sa durée de vie est estimée de 4 à 8 ans.

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Durant 6 longs mois, de fin octobre à fin avril en général, la Marmotte hiberne.

Mais avant cela, elle se purge avec des herbes pour vider son intestin et le débarrasser des parasites. Elle se confectionne un matelas d’herbes sèches sur lequel elle se roulera en boule, afin de limiter les pertes caloriques.

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Marmotte préparant son nid pour l’hiver
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Marmotte préparant son nid pour l’hiver

L’isolation du terrier est assurée, d’une part, par le manteau neigeux aux propriétés isolantes excellentes et également par la mise en place d’un bouchon fait de terre et d’herbes, parfois long de 1,50 m, à l’entrée du terrier.

Cette isolation permet de conserver un minimum de 4 °c dans la marmottière, température en deçà de laquelle l’animal ne pourrait survivre.

Ce sont ses réserves de graisse, constituées durant tout l’été, qui lui permettront de passer la saison froide.

Tous les 15/20 jours environ, la Marmotte se réveille et va uriner dans une galerie annexe dédiée.

15 jours après le réveil, l’accouplement a lieu, dans le terrier.

Au nombre de 3 et parfois 5, les bébés Marmottes, appelés Marmottons, naissent fin mai début juin. À la naissance, ils mesurent à peine 3 cm et pèsent environ 30 g. Ils ont les yeux fermés et n’ont pas encore de poils. Les petits restent un à deux mois dans leur terrier avant de sortir au mois de juillet. Ils sont adultes quand ils atteignent l’âge de 3/4 ans.

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Marmotton
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Marmotton
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Marmottons
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Marmottons

Comme tout animal sauvage, la Marmotte ne se laisse pas facilement approcher.

Côté prédateurs, c’est surtout l’Aigle royal qui, aujourd’hui, représente le plus grand danger. Les Marmottes représentent, en effet, jusqu’à 90% des proies capturées par ce rapace. Le Renard en est également friand.

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Aigle royal
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Renard

Les outils de défense dont dispose la Marmotte pour échapper à ses prédateurs sont avant tout sa vue qui, si elle n’est pas excellente, a au moins l’extrême avantage de couvrir un champ de 300 ° (contre 160 ° chez l’homme), il est donc très difficile de la surprendre. Son odorat, de même que son ouïe, sont très performants et complètent ses armes.

Il n’y a pas de guetteur attitré dans le groupe. Chacun vaque à ses occupations en se préoccupant de ce qui se passe autour, en adoptant la position en chandelle, si caractéristique, si besoin est.

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Guetteur

A la moindre alerte, la Marmotte siffle à plusieurs reprises. S’il n’y a qu’un coup de sifflet (long en général), c’est que, le plus souvent, il s’agit d’un Aigle. Il faut alors fuir au plus vite et rentrer dans le terrier le plus proche.

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Animal adulé par les petits et les grands, cette adorable peluche vivante méritait bien que je lui consacre un article sur ce blog. Cependant, quelques règles de bonne conduite s’imposent :

Si, au détour d’un chemin, lors de vos balades, vous avez le bonheur de rencontrer des Marmottes :

– Cessez de parler, et asseyez-vous.

– Si vous avez des chiens, tenez-les en laisse. Cela doit d’ailleurs toujours être le cas en milieu pastoral ! Et faites en sorte qu’ils n’aboient pas

– Demander aux enfants d’éviter de parler fort ou de crier.

– Si les Marmottes sont rentrées dans leur terriers, alors, comme elles sont curieuses, elles en ressortiront rapidement pour vous observer et là … vous vivrez des moments magiques !

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– Ne cherchez pas à les nourrir elles ont, autour d’elles, tout ce qu’il leur faut pour vivre  (la nature est bien faite …). Nos aliments sont dangereux pour leur santé : le pain contient du sel, les gâteaux du sucre, les fruits et légumes peuvent renfermer des produits phytosanitaires et le chocolat est un poison mortel pour elles !

N’essayez pas de les toucher ou de les caresser, en particulier les marmottons plus faciles à approcher, car ils risquent de se faire rejeter par la tribu qui ne reconnaîtrait pas leur odeur et l’hiver arrivant, une mort certaine les attendrait. Les adultes, quant à eux, peuvent infliger de douloureuses morsures.

Ne les effrayez pas car l’année d’après, elles fuiront leurs marmottières pour aller en créer d’autres à de nouveaux endroits, de préférence moins fréquentés et dans la majeure partie des cas plus haut dans la montagne.

En deux mots : RESPECTEZ-LES !

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Merci pour elles.

Michel FERNANDEZ

NB : Toutes les photos présentées ici ont été réalisées en milieu naturel, en prenant soin de ne pas déranger la quiétude des animaux.

Plus de photos sur mon site : mes photos-nature

Une rareté dans l’Aude : Un Héron cendré mélanique

Aujourd’hui, je souhaite vous faire part d’une découverte. Une première dans le département de l’Aude (et je pense également en France…) il s’agit d’un Héron cendré mélanique.

Mais d’abord, qu’est-ce que le mélanisme ?

Le mélanisme (du grec melas, noir) est caractérisé par la couleur entièrement noire de la peau, des plumes, des écailles ou des poils. C’est un excès d’origine génétique de la production de mélanine, pigment de couleur noire.

A l’inverse le leucisme et lalbinisme, eux sont dus à un déficit ou une absence de mélanine et d’autres pigments, également d’origine génétique, et qui donnent des animaux de couleur très claire ou entièrement blanche.

Découvert à la fin du mois de février, lors d’une billebaude, cet oiseau a élu domicile dans une zone humide proche du littoral Narbonnais. Comme vous pouvez le constater sur les photos suivantes, le Héron cendré à habituellement les plumes majoritairement grises et blanches, le bec jaune orangé et les pattes sont jaunes grisâtre.

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Héron cendré
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Héron cendré
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Héron cendré

Notre Héron, quant à lui, présente un plumage majoritairement noir, ainsi que la base du bec et les pattes. Les couvertures sont gris foncé.

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Héron cendré mélanique
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Héron cendré mélanique
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Héron cendré mélanique
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Héron cendré mélanique
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Héron cendré mélanique
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Héron cendré mélanique

Bien que la cohabitation avec les autres ardéidés du site ne pose visiblement aucun problème, cet oiseau reste toutefois la majeure partie de son temps à l’écart. Il semble moins craintif que ses congénères.

Michel FERNANDEZ


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Un oiseau à l’honneur : le Râle d’eau

Après vous avoir parlé de la Talève sultane, je souhaite vous faire connaître, ici, un bel oiseau, difficile à apercevoir tant il est farouche et rapide : Le Râle d’eau (Rallus aquaticus).

Habitant des zones humides, le Râle d’eau vit caché dans les roseaux touffus des étangs, marais et rivières aux eaux peu profondes.

Continuer à lire « Un oiseau à l’honneur : le Râle d’eau »

Un spot Nature à découvrir : Les Bouillouses

Aujourd’hui, je vous emmène à la montagne, plus précisément dans les Pyrénées Orientales, où à 2016m d’altitude, se trouve un site magnifique : Les Bouillouses.

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Le lac des Bouillouses est lové dans un écrin de montagnes, aux pieds des pics Carlit et Péric.

Ce site grandiose est, non seulement un haut lieu de la pêche et de randonnées pédestres, mais il est également un bon spot pour les photographes naturalistes.

En effet, ici, vous pourrez prendre des clichés de paysages, d’animaux et aussi pratiquer la macrophotographie.

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C’est à partir de la fin de la fonte des neiges que le site est le plus accessible.

Toutefois, trop  fréquenté par les véhicules, il fait aujourd’hui l’objet d’un accès réglementé. Ainsi aux mois de juillet et août, après avoir garé sa voiture au parking réservé à cet effet, on y accède à l’aide de navettes régulières au départ de la route dite « des Bouillouses », ou par les télésièges de Font-Romeu.

Des hôtels-restaurants sont là pour accueillir les visiteurs désireux d’y passer quelques jours et pour les plus hardis des refuges de montagnes sont également présents en altitude.

Sur les abords du lac, on trouve des prairies, parsemées de rochers, sillonnées de petits rus et plantées ça et là de Pins à crochets et autres plantes buissonnantes où paissent vaches et chevaux en totale liberté.

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C’est sur dans ces pentes herbeuses que vous pourrez observer des oiseaux tels que : Traquet motteux, Pipit farlouse, Accenteur mouchet et Linotte mélodieuse

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Accenteur mouchet

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Traquet motteux

Sur les pins à crochets et les Pins de Douglas bordant la route, vous trouverez, parmi d’autres oiseaux, le Bec croisé des sapins, dépiautant méthodiquement les pommes de pins, et le Venturon montagnard.

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Bec croisé des sapins

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Venturon montagnard

Bien entendu, vous pourrez voir et photographier, avec un peu de patience, de nombreux oiseaux de forêts (Mésanges, Tarin des aulnes, Geai des chênes, Pics …) ainsi que des rapaces (Buses, Aigle royal, Aigle botté, Vautour fauves …)

Plus bas, juste avant l’arrivée au lac, la route est encadrée d’un côté par la forêt et de l’autre, par un torrent.

En aval de ce ruisseau, se trouve une tourbière, reconnaissable aux nombreuses Linaigrettes pointant leurs touffes blanches et duveteuses vers le ciel.

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Linaigrettes

Cette tourbière d’altitude est l’un des rares sites en France où l’on peut trouver une libellule rarissime : La Leucorrhine douteuse (Leucorrhinia dubia)

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Leucorrhinia dubia

D’autres libellules inféodées à ce type de milieu sont également présentes. Ainsi, les passionnés d’Odonates pourront y observer ; Libellula quadrimaculata, Libellula Depressa, Sympetrum flaveolum, Sympetrum danae, Aeshna juncea, Aeshna mixta, Cordulia aenea, Lestes sponsa

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Libellula quadrimaculata

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Cordulia aenea

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Sympetrum danae

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Lestes sponsa

Au sein même de cette grande mare et même du torrent, on peut également apercevoir des Campagnols amphibies, très prompts à aller se cacher dès qu’ils se sentent observés.

Je ne m’attarderais pas sur l’entomofaune d’une extrême richesse ici.

Côté flore, les amateurs de botanique ne seront pas en reste. De nombreuses fleurs de montagne, dont des Orchidées, sont là pour leur plus grand plaisir. De la Pulsatile des Alpes à la Gentiane des Pyrénées, en passant par la Raiponce en épis et l’Orchis tacheté … Il n’y a qu’à se pencher ou se coucher au sol pour avoir la meilleure prise de vue et le plus beau bokeh.

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Pulsatile des Alpes

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Gentiane des Pyrénées

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Orchis tacheté

Concernant les mammifères sauvages, ils sont difficiles à débusquer mais avec de la chance, vous pourrez observer  Isard, Marmottes, Mouflons …

Voilà un maigre aperçu de ce que vous pouvez voir et photographier dans ce site magnifique. Bien entendu, je ne peux pas, ici, vous faire un inventaire exhaustif.

Maintenant, c’est à vous à aller sur place, observer et admirer la faune, entomofaune et la flore. En espérant vous avoir donné envie de vous y rendre lors de vos prochaines sorties …

Michel FERNANDEZ


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Les Orchidées sauvages

Photo d’article : Ophrys à grandes fleurs (Ophrys magniflora)

Les premières Orchidées sauvages sortent de terre, il est donc temps pour moi de vous en parler et de vous aider à les reconnaître.

Bien entendu il ne sera question ici que des espèces Françaises.

D’abord, qu’est ce qu’une Orchidée ?

Les Orchidacées (Orchidaceae) forment une des familles de plantes les plus diversifiées, comptant entre 25 000 et 30 000 espèces, réparties en 850 genres. Autant dire qu’ici, nous ne ferons que « survoler » cette famille …

Ces chiffres font d’elles l’une des plus importantes familles de plantes à fleurs, qui a pratiquement colonisé tous les milieux, à l’exception des déserts et des cours d’eau.

La symbiose se fait avec un champignon microscopique, caractéristique rendant cette famille de plantes très économe en ressources. De ce fait les Orchidées sont adaptées à des milieux difficiles, que bien souvent seul ce type de symbiose permet d’exploiter. Cette spécificité leur permet de coloniser des milieux relativement peu occupés par d’autres espèces.

Plantes se reproduisant par pollinisation entomophile, une grande partie d’entre elles montrent des relations de dépendance étroite avec des insectes pollinisateurs spécifiques, allant jusqu’à des stratégies de leurres visuels, olfactifs et sexuels. Les semences des orchidées sont de très petite taille et sont produites en très grand nombre : De cette façon elles peuvent être facilement transportées par le vent.

Leurs semences sont si petites qu’elles ne possèdent pas les réserves nutritives suffisantes pour engendrer la germination. Des sucres fournis par le champignon symbiotique permettent au germe de se développer.

Ce caractère symbiotique ainsi que la régression de leurs pollinisateurs rend leur réintroduction parfois difficile. Inutile donc de déraciner une Orchidée sauvage (ce qui est d’ailleurs interdit par la loi, car ces plantes sont, pour la plus grande partie d’entre elles, protégées !) pour tenter de la faire pousser chez vous. Sans le mycélium du champignon auquel elle est inféodée, elle dépérira.

Dans le foisonnement des formes végétales, l’Orchidée d’Europe est très facile à différencier des autres espèces grâce à un ensemble particulier de caractères qui lui sont propre : Le port altier de la plante sa tige toujours dressée et sans ramification, ses feuilles toujours entières à nervures parallèles.

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Les formes des différentes feuilles

Rajoutons à cela une inflorescence caractéristique : Ses fleurs mettent en évidence une symétrie bilatérale parfaite et comprennent 3 sépales semblables, 3 pétales dont un, le labelle, diffère des 2 autres. Aucune autre plante Européenne ne possède ces caractères réunis

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Disposition des pièces florales chez les orchidées. Pétales (P), sépales (S) et labelle (L).

Une fois l’Orchidée repérée, il faut ensuite affiner sa détermination en arrivant au genre, au groupe, et pour finir à l’espèce.

Comme évoqué plus haut, les Orchidées ont fait l’objet d’une classification scientifique dénombrant en tout 850 genres (Orchis, Ophrys, Anacamptis, Sérapias, Cephalantères … ) et pas moins de 25 000 à 30 000 espèces ont été répertoriées (Orchis brulé, Ophrys scolopax …)

Mais cela est loin d’être aisé et évident ! En effet, si d’un seul coup d’œil et avec l’habitude, bien entendu, il peut être facile de nommer les espèces connues, il faut savoir que ces fleurs nous réservent bien des surprises : Aberrations de couleurs, de formes mais surtout hybridations plus ou moins habituelles avec d’autres Orchidées, sont autant de casses têtes pour le profane, mais aussi pour le connaisseur expérimenté !

D’un point de vue systématique, un classement est établi par les botanistes.

Très complexe, il est régulièrement modifié au fil du temps.

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Voici les genres ou groupes de genres présents en France métropolitaine

Découvrons ensemble quelques une de ces fleurs si atypiques :

Le genre Ophrys : Il se caractérise par des feuilles ovales disposées en rosette et de petites fleurs dépourvues d’éperon, munies d’un labelle particulier en général poilu et portant souvent une macule dans sa partie centrale.

La forme de la fleur rappelle celle d’un insecte et c’est d’ailleurs une particularité exploitée pour la reproduction puisque certains insectes sont attirés par la fleur qu’ils prennent pour une femelle de leur espèce !

Bien que certaines espèces puissent être vues en fleur jusqu’en septembre, la floraison des Ophrys est en général assez précoce.

Quelques espèces :

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Ophrys  jaune (Ophrys lutea)

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Ophrys bécasse (Ophrys scolopax)

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Ophrys petite araignée (Ophrys araneola)

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Ophrys mouche (Ophrys insectifera)

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Ophrys abeille (Ophrys apifera)

Les genres Anacamptis, Orchis, Himantoglossum, Dactylorhiza, Gymnadenia, Neotinea : sont des familles très semblables.

Le genre Orchis étant sans doute le plus connu et le plus familier de la famille des Orchidacées.

Ces genres se distinguent entre eux par la disposition des feuilles inférieures, par les bractées plus ou moins développées ou d’aspect plus ou moins membraneux, par la forme des fleurs ou par celles de leurs racines.

Quelques espèces :

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Orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis)

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Orchis homme pendu (Orchis anthropophora)

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              Orchis pourpre (Orchis purpureus)

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Orchis militaire (Orchis militaris)

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Orchis géant (Himantoglossum robertianum)

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Orchis bouc (Himantoglossum hircinum)

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Orchis papillon (Anacamptis papilionacea)

Les genres Plantanthera : Les Platanthera ont un port altier et possèdent deux grandes feuilles d’une couleur vert-jaune partant de la base de la tige. L’éperon est filiforme.

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Platanthère à fleurs vertes (Platanthera chlorantha)

Le genre Cephalanthera : Comprend trois espèces en France portant de grandes fleurs s’ouvrant peu avec un labelle articulé.

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    Céphalanthère à feuilles étroites (Cephalanthera longifolia)

Le genre Limodorum est un genre comprenant deux espèces en France. Ses longues tiges garnies de grandes fleurs violettes poussent dans les sous-bois clairs.

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Limodore à feuilles avortées (Limodorum abortivum)

Le genre Serapias comporte une petite dizaine d’espèces en France. Il présente des fleurs de forme caractéristique, avec des pétales et un gynostème cachés dans le casque. L’éperon est absent et un labelle en forme de langue surgit du casque et comporte à sa base des lamelles ou des callosités dont l’observation est utile pour la détermination des espèces. Le casque sert souvent d’abri aux insectes qui peuvent s’y glisser.

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Sérapias à labelle allongé (Serapias vomeracea)

Le genre Neottias est dépourvu de chlorophylle

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Néottie nid d’oiseau (Neottia nidus-avis)

Le genre Cypripedium est mono spécifique en France. Il a la particularité de posséder deux étamines fertiles, ce qui a conduit à le placer dans une famille autonome. Il ne comprend qu’une espèce en France. Ses feuilles constituent une petite rosette à la base de la tige.

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Sabot de Vénus (Cypripedium calceolus)

J’espère que ce bien maigre survol de ces plantes atypiques vous aidera à les différencier des autres fleurs.

Rappelez vous que les Orchidées sont protégées et qu’il est inutile (et surtout impossible) de chercher à les faire pousser dans vos jardins.

Pour en savoir plus, de nombreux livres de détermination sont disponibles en librairies. Je ne saurais vous conseiller : « Orchidées d’Europe » des éditions Delachaux Niestlé, ainsi que « Les Orchidées de France, Belgique et Luxembourg » des éditions Biotope.

Michel FERNANDEZ


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