Photographier la Nature 1- Le matériel et l’habillement


Je souhaite vous livrer ici MA conception de la photo nature, celle que je vis, celle que je pratique, sans oublier les bases, bien entendu.

Loin d’être un cours, ce post vous propose des conseils, des astuces, et vous rappelle les règles d’or de la discipline, règles qui peuvent vous être utiles et que je souhaite partager avec vous.

Ceci est le fruit de quelques années de pratique, de moments riches en émotions, en bonheurs mais aussi en déboires, frustrations et interrogations autour de photos ratées.

Bref tout ce qui forge une certaine expérience dans une discipline, quelle qu’elle soit.

Afin de le rendre plus « digeste », j’ai scindé cet article en 3 parties :

  • Le matériel et l’habillement,
  • La Photo animalière,
  • La Macrophotographie.

 

1 – LE MATÉRIEL ET L’HABILLEMENT :

Quelques rappels ici : La photo nature demande une certaine discipline, des connaissances, des lieux et des espèces, mais aussi un matériel adapté.

Boîtiers et optiques :

Je ne vais pas ici balayer la panoplie des APN en vente, il faut savoir que tout appareil photo reflex, bridge ou hybride peut saisir de très belles photos Nature.

Qui dit Nature, dit photos prises en extérieur. Les appareils sont, de ce fait, soumis aux épreuves de l’humidité, que ce soit la condensation ou l’eau de ruissellement lors d’une averse, mais aussi des poussières.

A défaut d’acheter un appareil tropicalisé il y a lieu de prévoir des protections adaptées contre ces agressions, telles que des housses ou des couvertures anti pluie.

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Les optiques, elles, font l’objet d’une quête laborieuse, tant par le budget représenté que par la « nature » de ce que l’on veut photographier.

Du grand angle pour les paysages au super téléobjectif pour l’animalier en passant par les optiques dédiées à la macro, les choix sont larges et le matériel coûteux. Pour ma part j’ai mis plus de 10 ans à m’équiper… Pour ceux qui ne photographient la nature qu’une fois en passant, je recommanderais les objectifs « zooms transstandards ». Un bon 18-300 mm (ou 28-300 mm) est parfois suffisant, de même qu’un bridge doté d’un bon zoom fera correctement le travail.

En revanche pour les férus de ce type de photo, il n’en va pas de même.

Pour l’animalier : Il y aura lieu de privilégier un zoom ou un téléobjectif fixe si possible supérieur ou égal à 300mm. À ce dernier on pourra éventuellement ajouter un multiplicateur de focale (sachant qu’au delà du x 1.4 la perte de luminosité et de netteté sera importante).

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Pour la macro : Un objectif dédié est indispensable.

Concernant ce dernier, là aussi, il faut connaître votre domaine de prédilection ; pour la botanique, une courte focale (105mm ou moins) sera suffisante.

Pour photographier les petites bêtes, en revanche, il n’en sera pas de même et je ne saurais trop vous conseiller une focale plus grande (150 mm ou 180 mm). Ceci pour la raison évidente que l’approche faisant fuir les insectes, l’utilisation d’une grande focale permet de les photographier à une distance respectable.

Les accessoires utiles :

Je vous livre ici un survol rapide de quelques accessoires qui peuvent s’avérer indispensables en photo nature.

On l’a vu, il faut s’attendre à devoir prendre des clichés en milieu poussiéreux. L’ennemi du photographe de pleine nature, c’est le vent, très présent dans notre région. Il va grandement faciliter l’apparition de poussières sur l’objectif.

Certaines sont agressives et peuvent rayer le verre de la lentille frontale. Afin d’éviter ce type de désagrément, ne frottez jamais le verre avec un chiffon. Je vous recommande la poire soufflante, un peu encombrante mais très efficace.

La poire soufflante :

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Le stylo pinceau :

Un Lens Pen, utilisé côté pinceau rétractile, sera également parfait pour les poussières et grains de sable. À l’autre extrémité se trouve un tampon imbibé de carbone. Il doit être être utilisé pour faire disparaître les traces grasses (traces de doigts).

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Les filtres :

L’utilisation d’un filtre neutre ou d’un filtre UV est également judicieuse, en ce sens qu’elle va  protéger la lentille frontale de l’objectif. Choisissez une bonne marque telle que HOYA ,car les filtres bas de gamme dégradent la qualité de l’image.

Autres filtres utiles : Les filtres polarisants. Ils éliminent les reflets et augmentent la saturation des couleurs et les filtres gris neutres qui sont indispensables pour la pose lente.

Sachez que les objectifs « grand-angle » demandent des filtres particuliers. Leur monture est plus fine que les autres afin d’éviter l’apparition de vignettage (assombrissement des angles). Ces filtres sont généralement appelés « slim ».

Sélectionnez votre matériel en fonction de votre pratique photographique. Avant d’acheter du matériel assez coûteux, posez-vous la question de son utilisation future. Il est inutile d’investir lourdement pour une ou deux utilisations par an…

Bagues allonge et bonnette :

Comme je le disais plus haut dans le chapitre macro, les longues focales nécessitent une distance de mise au point plus importante (40 cm pour un 180 mm – 2 à 3 mètres pour un 500 mm).

Afin de réaliser des gros plans détaillés on peut, sous certaines conditions, recadrer (cropper) la photo. Cette démarche n’est efficace qu’avec les capteurs très définis. Si ce n’est pas le cas sur votre appareil, vous pouvez ajouter des bagues allonges entre le boîtier et l’optique. Cet équipement est bon marché et vous permettra de réduire la distance entre le sujet et l’objectif, mais il faudra accepter de perdre de la lumière …

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Sachez qu’il existe aussi des bonnettes « macro »; une simple lentille qui joue le rôle de loupe et permet le grossissement de la zone photographiée. Un système de fixation judicieux permet de les utiliser  sur des optiques de diamètres différents.

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Trépied, rotule et bean bag :

c’est l’accessoire indispensable lors des photos en basse lumière. Il en existe de nombreux modèles, je vous conseille de choisir le plus léger et une hauteur maximale adaptée à vos besoins…

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Sur le trépied, on va devoir fixer une tête 3D, ou une rotule pendulaire, très pratique pour les prises de vues d’oiseaux en vol.

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Pour la « billebaude » (chasse photographique à pied), je vous conseille le monopode. Moins encombrant, il est également plus facile à mettre en œuvre.

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Il facilite également le port de l’appareil avec de grandes focales. Ajouter à cela qu’il évite les pathologies articulaires telles que les tendinites, ou les capsulites rétractiles de l’épaule … Troubles Musculo-Squelettiques, résultant des gestes répétés en levant et baissant son équipement. Il facilite aussi la visée d’un animal en la stabilisant verticalement.

Dans les cas d’utilisation d’un trépied ou d’un monopode, je vous rappelle qu’il ne faut pas oublier de désactiver le stabilisateur de l’objectif ou du boîtier …

Accessoire méconnu et peu coûteux : le Bean bag. Ce sac, rempli de billes en plastique ou de haricots, épouse la forme de votre appareil ainsi que celle du support sur lequel il est posé. Il apporte un gain important en matière de stabilisation (sur une portière de voiture ou au sol pour la macro).

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Les Flashs :

Cobra ou annulaires, ils sont surtout utiles pour la macro.

Les logiciels :

Enfin, les logiciels de post traitement d’images. Indispensables, tant pour les photos prises en RAW qu’en JPEG. Parmi tous ceux qui sont proposés sur le marché, je vous conseille les 3 suivants : Lightroom, DXO photolab et Luminar.

Le matériel et vêtements de camouflage :

Des tentes affûts aux simples filets en passant par les sièges bâchés, le choix est vaste et l’équipement plus ou moins onéreux.

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Même chose pour celui des vêtements de la Ghillie (tenue de sniper) aux habits spéciaux chasse en passant par les vêtements « 3D ».

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Pour ma part je privilégie le pas cher et le plus simple : Je m’équipe en vêtements militaires. Vous en trouverez à des prix très attractifs sur les marchés, les vides greniers et même sur internet. Quoi de plus confortable et inusable que des vestes et des pantalons treillis !

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Sachez que le camouflage ne suffit pas. Les déplacements du photographe doivent êtres silencieux. Les jambes de vos pantalons ne doivent émettre aucun bruit lors des frottements. Même chose pour  les manches des vestes. Privilégiez le coton par rapport au synthétique.

D’autres éléments de camouflages sont également à envisager : Gants, manchons protections d’objectifs, chèches, chapeaux  …

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Voici pour ce premier opus consacré au matériel.

Rendez-vous demain pour la suite : La photographie animalière

Michel FERNANDEZ

 

Plus de photos sur mon site : Mes photos Nature

2 réflexions sur “Photographier la Nature 1- Le matériel et l’habillement

  1. KHELIL

    Bonjour et merci pour tous ces rappels. Juste un point que je voudrai vous signaler. A propos du logiciel DxO Photolab que j’ai acheté, j’ai eu la surprise de voir qu’il ne prenait pas en charge les boîtiers Fujifilm XT 2 ou XT 3. Heureusement que j’ai Lightroom pour traiter mes photos tout en passant par Iridient pour leur conversion en DNG. Bonne journée à vous

    Aimé par 1 personne

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