Un oiseau à l’honneur : Le Cincle plongeur (Cinclus cinclus)

Aujourd’hui, je souhaite vous faire connaître un oiseau très particulier : Le Cincle plongeur (Cinclus cinclus)

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Le Cincle plongeur (Cinclus cinclus) est une espèce d’oiseaux de la famille des Cinclidés. Il est parfois appelé « Merle d’eau ».

C’est un oiseau rondelet. Il mesure environ 18 à 20 cm de longueur pour un poids d’à peu près 65 grammes.
Les parties supérieures contrastent fortement avec le blanc du menton, de la gorge et de la poitrine. Le dos gris ardoisé présente un effet écaillé. La tête et la nuque sont brunes. La poitrine blanche est bordée d’une bande châtain qui la sépare de l’abdomen brun-grisâtre foncé. Les ailes et la queue courtes sont plutôt sombres. Le bec droit est noir. Les yeux bruns, entourés d’une paupière claire, sont  protégés de l’eau par une membrane nictitante blanche, visible quand l’oiseau cligne des yeux. Les pattes et les doigts non palmés sont brun foncé. Les deux sexes sont semblables.

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Le juvénile est plus gris sur le dessus et blanc tacheté de gris dessous.

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Le cincle plongeur est habituellement vu seul ou en couples, mais plusieurs oiseaux peuvent dormir ensemble la nuit en hiver dans un endroit abrité, sous un pont bien souvent.

Son vol est direct, rapide et droit. On l’aperçoit souvent, rasant la surface des rivières, pour saisir les insectes.

Son cri le plus caractéristique se compose d’une « suite de sons sifflés et grinçants ».

Il vit à proximité des cours d’eau rapides et oxygénés (torrents), surtout en montagne, notamment ceux dont le fond est caillouteux et peu profond. Il se perche souvent sur une pierre dans l’eau.

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Oiseau sédentaire, il lui arrive de bouger uniquement dans des conditions hivernales extrêmes.

Le Cincle plongeur se nourrit principalement d’invertébrés aquatiques, larves d’insectes, petits poissons, œufs de saumon et têtards.

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Parfaitement adapté à la vie aquatique, il nage sous l’eau à l’aide des ailes et marche, complètement immergé, dans le lit des ruisseaux. Il est, ainsi, le seul oiseau chanteur capable de nager et de plonger.

Il plonge même en hiver, en sautant du bord de la glace. Son plumage épais et imprégné par la sécrétion de la glande uropygienne est imperméable..

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Le cincle plongeur utilise une technique de pêche unique : il plonge la tête la première dans l’eau jusqu’à s’immerger complètement dans l’eau, sous laquelle il marche sur le fond à contre courant, en bombant le dos et écartant légèrement les ailes afin de ne pas remonter trop rapidement à la surface. Lorsque l’eau est plus profonde ou agitée, il étale sa queue tronquée et utilise ses ailes pour se propulser et résister davantage au courant.

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Il trouve sa nourriture en retournant les pierres avec son bec et en fouillant les algues et autres plantes subaquatiques. Il localise ses proies à la vue, ses yeux étant protégés par de minces replis de peau sous les paupières, appelés membranes nictitantes, visibles lorsque l’oiseau est perché car clignant régulièrement.

Après le plongeon, il lui arrive souvent de se laisser flotter dans le sens du courant sur une courte distance, avec les ailes partiellement ouvertes avant d’émerger.

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Le cincle plongeur niche très près de l’eau, près de la surface, ou à environ 2 mètres au-dessus de l’eau sous un pont. Il utilise aussi des cavités dans la rive, des trous dans les murs ou les vieux arbres au-dessus de l’eau.
Les deux adultes construisent le grand en forme de dôme, avec de la mousse, des herbes sèches et des feuilles. Mais cette construction n’est qu’un abri. L’entrée est cachée sous un rebord végétal, et c’est là qu’est le vrai nid, une coupe d’herbes et de laîches, tapissée de feuilles, principalement des feuilles de chêne pédonculé.
La femelle dépose 4 à 6 œufs blancs en mars ou avril. L’incubation dure environ 14 à 16 jours, assurée par la femelle. Le mâle s’approche du nid uniquement quand la femelle va se nourrir et il surveille le site. Mais le mâle la nourrit aussi régulièrement au nid.
Les poussins sont nidicoles et sont nourris par les deux parents pendant un mois. Mais les jeunes peuvent quitter le nid avant, à environ 24 à 25 jours après la naissance.

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Voila ce que je pouvais vous dire sur cet oiseau si particulier.

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Michel FERNANDEZ

D’autres photos sur mon site mes photos nature

SONY RX10 IV: test terrain du bridge de tous les records

Fin 2013, Sony lançait le RX10, premier du nom. Un bridge, salué par la presse spécialisée pour avoir réussi le mariage d’un zoom qualitatif, signé Zeiss, avec un capteur de taille respectable (1 pouce).

Au dernier salon de la photo de Paris, Sony présentait la quatrième génération de son RX10. Cette nouvelle mouture s’offrait un autofocus de course, un nouveau capteur « empilé », l’écran tactile qui manquait aux générations précédentes et bien d’autres gourmandises photographiques. Avec cette version IV, Sony fait preuve d’une grande sérénité ; proposer un bridge presque deux fois plus cher que son concurrent immédiat, avouez qu’il faut oser…. ou tout simplement, avoir une grande confiance dans les possibilités de son rejeton ! C’est donc ce que je vous propose de vérifier aujourd’hui avec ce test terrain. Le SONY RX10 IV vaut-il son prix de vente ?

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La vitesse d’obturation ou temps de pose

La vitesse d’obturation, aussi appelée « temps de pose » constitue l’un des trois piliers de l’exposition avec l’ouverture et la sensibilité.

Le temps de pose correspond à la durée pendant laquelle la surface sensible de l’appareil argentique ou numérique est exposée à la lumière, lors de la réalisation d’une photographie. C’est donc la durée pendant laquelle l’obturateur reste ouvert afin de laisser la lumière parvenir jusqu’au capteur (nous ne parlerons dorénavant que d’appareil photo numérique).

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Mesure de l’exposition avec votre boîtier

Un appareil photo numérique offre plusieurs modes de mesure de la lumière. Par défaut, le boîtier utilise la mesure matricielle. Cela dit, certaines situations particulières, telles que le contrejour ou la photographie en basse lumière, imposent de quitter le mode par défaut. Comme vous le savez, il existe d’autres modes de mesure de la lumière, peut-être même connaissez-vous leurs noms (spot, sélective, pondérée centrale), mais savez-vous à quoi ils servent et comment les utiliser ? C’est ce que je vous propose de découvrir ici.

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Portrait au flash : comment équilibrer la lumière ?

Combien de fois n’ai-je pas souri en lisant, ici ou là sur Internet, cette phrase pompeuse : « Moi je ne photographie qu’en lumière naturelle« , phrase très souvent reprise par les photographes de mariage, pourtant professionnels… Pour ces photographes, l’ajout de lumière artificielle provoque une dégradation irréversible de l’image ou plutôt de ses capacités à demeurer naturelle.

Ne vous y trompez pas, ce « Moi je ne photographie qu’en lumière naturelle« , le côté « j’me la pète » mis à part, constitue un véritable aveu. Ces photographes ne connaissent rien du fonctionnement et de l’utilisation d’un flash électronique. Au lieu d’essayer de le comprendre et de le maîtriser, ils préfèrent le critiquer et le bannir… C’est plus simple, plus rapide mais certainement pas professionnel… Pauvres photographes… Vous me rappelez ceux qui, hier encore, affirmaient haut et fort que la photographie argentique ne serait jamais supplantée par le numérique. Des gens bien tristes aujourd’hui… Ou encore ceux qui aujourd’hui ne voient pas la montée inéluctable des hybrides et le déclin annoncé des appareils reflex… Ceux la seront les tristes de demain… L’évolution  est permanente et il faut s’en accommoder !

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Les Ascalaphes

Pour changer de sujet, je vais vous parler, aujourd’hui, de très beaux insectes volants : Les Ascalaphes.

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Les Ascalaphes du genre Libelloides sont indiqués encore régulièrement dans certains guides ou documents sous le genre Ascalaphus.

En définitive, une révision des genres des Névroptères en 1991 a attribué les espèces européennes au genre Libelloides.

A mi-chemin entre les libellules et les papillons, les Ascalaphes présentent un corps trapu, des ailes caractéristiques très nervurées et de longues antennes avec leurs extrémités en massues. Les mâles se différencient des femelles par des cerques très développés à l’extrémité de l’abdomen. Ces appendices servent à maintenir la femelle lors de l’accouplement.

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Ascalaphe loriot mâle on peut voir les cerques en bout d’abdomen

 

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Accouplement d’Ascalaphes soufrés

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Insectes diurnes, au vol rapide et ondoyant à 2 ou 3 mètres de hauteur, les Ascalaphes capturent les mouches et autres petits insectes en vol. Se chauffent au soleil sur les plantes, ailes étalées ou fermées.

Ils vivent dans des biotopes chauds et secs. Ils se nourrissent de mouches et autres petits insectes. Les larves semblables à celles des fourmilions vivent sur le sol, dans la litière et sous les pierres. Elles sont, elles aussi, carnivores.

En 2012, suite à la redécouverte de 2 nouvelles espèces d’Ascalaphes, nous pouvons considérer qu’il existe en France 10 espèces d’Ascalaphidae, mais les plus communes en France sont :

– l’Ascalaphe soufré (Libelloides coccajus)

– l’Ascalaphe blanc (Libelloides lacteus)

– l’Ascalaphe loriot (Libelloides ictericus)

–  l’Ascalaphe ambré (Libelloides longicornis)

 

Ascalaphe soufré (Libelloides coccajus)

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Cet Ascalaphe est relativement fréquent dans la moitié sud de la France selon une ligne Bordeaux-Genève. Il se fait plus rare au nord. On en trouve en Corse.

Ses habitats sont diversifiés dans le sud du pays, en général lumineux et d’aspect herbeux, l’espèce est plus inféodée aux pelouses sèches sur substrat calcaire ou marneux dans le nord-est du pays. Elle se trouve aussi dans des secteurs humides, mais hors d’eau.

L’espèce est peu fréquente à basse altitude et se montre en général entre 300 et 1500 mètres. Il s’agit d’une des deux espèces d’Ascalaphe largement répartie en France. Elle vole précocement entre fin avril et début juin, parfois un peu plus tôt, souvent plus tard et en particulier en altitude.

Les nervures de ses ailes sont noires ou brunes. Les ailes possèdent de grandes taches jaunes, qui peuvent être plus ou moins pâles. Il possède une tache noire sur l’aile du bas qui se termine en pointe et atteint l’angle inférieur de cette aile.

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Ascalaphe blanc (Libelloides lacteus)

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Il s’agit d’une espèce au demeurant essentiellement provençale, mais dont la répartition est importante vers l’est du Bassin Méditerranéenne car elle atteint la Turquie. Elle est toutefois signalée en Ardèche et en Lozère

Cet Ascalaphe vole entre mai et juillet dans les pelouses ou les landes en montagne jusqu’à 1500 m d’altitude.

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Ascalaphe loriot (Libelloides ictericus)

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L’Ascalaphe loriot (Libelloides ictericus) possède des nervures jaunes à blanches sur les ailes. Le bout de l’aile postérieure possède une vague tache sombre et arrondie. A la base de cette même aile se trouve une tache noire à nervures jaunes. Le thorax possède 10 taches jaunes, 6 centrales (disposées comme sur un dé), et 4 sur les côtés

C’est une espèce essentiellement littorale, mais qui se montre jusqu’à 1000 m d’altitude.

Elle est connue sur l’ensemble des départements méditerranéens, mais reste à confirmer dans les Alpes-Maritimes. Par ailleurs elle a été découverte en 2008 dans les Alpes-de-Haute-Provence et confirmée en 2010. Elle existe par ailleurs dans la Péninsule ibérique.

Si les secteurs ensoleillés d’arrière littoral lui sont favorables, ses habitats plus continentaux restent à définir.

La période de vol semble un peu plus tardive que celle de Libelloides coccajus.

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Ascalaphe ambré (Libelloides longicornis)

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Il s’agit de l’Ascalaphe français dont la répartition est la plus étendue. C’est une espèce plus tardive que Libelloides coccajus et si localement les deux espèces volent ensemble (en particulier en altitude), l’essentiel des populations d’Ascalaphes ambrés vole entre mi juin et début août, localement ou selon les années dès fin mai.

La marque en forme de croissant noir au bout des ailes postérieures est typique de cette espèce.

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Voila ce que je pouvais vous dire sur ces magnifiques insectes assez méconnus du grand public et très facile à photographier.

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Michel FERNANDEZ