VOILA C’EST FINI !

Lorsque l’avion s’est posé à Charles de Gaulle le 14 mars dernier en milieu d’après-midi, nous étions heureux malgré nos mines chiffonnées.
Heureux de retrouver notre bonne vieille terre de France et ses institutions, telles qu’un bon fromage, quelques frites craquantes et moelleuses, un bon petit déj’ « pain/beurre/confiture » … Voyez comme le bonheur tient à bien peu de choses !

Continuer à lire « VOILA C’EST FINI ! »

Une rareté dans l’Aude : Un Héron cendré mélanique

Aujourd’hui, je souhaite vous faire part d’une découverte. Une première dans le département de l’Aude (et je pense également en France…) il s’agit d’un Héron cendré mélanique.

Mais d’abord, qu’est-ce que le mélanisme ?

Le mélanisme (du grec melas, noir) est caractérisé par la couleur entièrement noire de la peau, des plumes, des écailles ou des poils. C’est un excès d’origine génétique de la production de mélanine, pigment de couleur noire.

A l’inverse le leucisme et lalbinisme, eux sont dus à un déficit ou une absence de mélanine et d’autres pigments, également d’origine génétique, et qui donnent des animaux de couleur très claire ou entièrement blanche.

Découvert à la fin du mois de février, lors d’une billebaude, cet oiseau a élu domicile dans une zone humide proche du littoral Narbonnais. Comme vous pouvez le constater sur les photos suivantes, le Héron cendré à habituellement les plumes majoritairement grises et blanches, le bec jaune orangé et les pattes sont jaunes grisâtre.

hm-01
Héron cendré
hm-02
Héron cendré
hm-03
Héron cendré

Notre Héron, quant à lui, présente un plumage majoritairement noir, ainsi que la base du bec et les pattes. Les couvertures sont gris foncé.

hm-04
Héron cendré mélanique
hm-05
Héron cendré mélanique
hm-06
Héron cendré mélanique
hm-07
Héron cendré mélanique
hm-08
Héron cendré mélanique
hm-09
Héron cendré mélanique

Bien que la cohabitation avec les autres ardéidés du site ne pose visiblement aucun problème, cet oiseau reste toutefois la majeure partie de son temps à l’écart. Il semble moins craintif que ses congénères.

Michel FERNANDEZ


D’autres photos sur mon site : mes photos nature

DE HUÉ À HOÏ AN EN PASSANT PAR MY SON

« Le riz blanc, c’est le riz quand on nait »
Non, cette maxime n’est pas de Confucius, mais bien de Dung (ou Michel, en français), notre guide pour la région centre, qui nous apprend cela avec un air des plus farceurs. Souriant, filiforme, une maîtrise de notre langue stupéfiante et un humour si parfaitement ajusté qu’il en est beau, voilà le portrait de celui qui nous attendait à notre descente d’avion. Continuer à lire « DE HUÉ À HOÏ AN EN PASSANT PAR MY SON »

Les motifs répétitifs : une règle de composition confidentielle

Je vous ai déjà parlé des règles qui régissent la composition d’une image. Il s’agit notamment de la règle des tiers, de l’utilisation des lignes directrices, de la symétrie, du minimalisme, etc.  Parmi ces règles, il s’en trouve une qui est plus confidentielle que les autres mais qui permet de créer des images très graphiques. Je veux parler des motifs répétitifs.

Actuellement en vacances au Vietnam, j’ai été frappé par les innombrables possibilités d’utiliser les motifs répétitifs. Alors, je profite d’une petite pause dans ma chambre d’hôtel pour faire découvrir à ceux qui ne la connaisse pas cette règle de composition. Continuer à lire « Les motifs répétitifs : une règle de composition confidentielle »

DE LÃO CAÏ À HAÏ PHONG

L’aventure, c’est l’aventure…

Quatre par cabine, voici le train de nuit qui nous amène à LÃO CAÏ.

C’est spartiate et même si l’espace vital est mesuré, il est suffisant pour la nuit. On peut passer aux choses sérieuses : Grimper sur les couchettes du haut. Ce sera un jeu d’enfant avec l’entrainement pratiqué…

Continuer à lire « DE LÃO CAÏ À HAÏ PHONG »

Un oiseau à l’honneur : le Râle d’eau

Après vous avoir parlé de la Talève sultane, je souhaite vous faire connaître, ici, un bel oiseau, difficile à apercevoir tant il est farouche et rapide : Le Râle d’eau (Rallus aquaticus).

Habitant des zones humides, le Râle d’eau vit caché dans les roseaux touffus des étangs, marais et rivières aux eaux peu profondes.

Continuer à lire « Un oiseau à l’honneur : le Râle d’eau »

Un spot Nature à découvrir : Les Bouillouses

Aujourd’hui, je vous emmène à la montagne, plus précisément dans les Pyrénées Orientales, où à 2016m d’altitude, se trouve un site magnifique : Les Bouillouses.

carte

Le lac des Bouillouses est lové dans un écrin de montagnes, aux pieds des pics Carlit et Péric.

Ce site grandiose est, non seulement un haut lieu de la pêche et de randonnées pédestres, mais il est également un bon spot pour les photographes naturalistes.

En effet, ici, vous pourrez prendre des clichés de paysages, d’animaux et aussi pratiquer la macrophotographie.

b-01

C’est à partir de la fin de la fonte des neiges que le site est le plus accessible.

Toutefois, trop  fréquenté par les véhicules, il fait aujourd’hui l’objet d’un accès réglementé. Ainsi aux mois de juillet et août, après avoir garé sa voiture au parking réservé à cet effet, on y accède à l’aide de navettes régulières au départ de la route dite « des Bouillouses », ou par les télésièges de Font-Romeu.

Des hôtels-restaurants sont là pour accueillir les visiteurs désireux d’y passer quelques jours et pour les plus hardis des refuges de montagnes sont également présents en altitude.

Sur les abords du lac, on trouve des prairies, parsemées de rochers, sillonnées de petits rus et plantées ça et là de Pins à crochets et autres plantes buissonnantes où paissent vaches et chevaux en totale liberté.

b-02

C’est sur dans ces pentes herbeuses que vous pourrez observer des oiseaux tels que : Traquet motteux, Pipit farlouse, Accenteur mouchet et Linotte mélodieuse

b-03
Accenteur mouchet

b-04
Traquet motteux

Sur les pins à crochets et les Pins de Douglas bordant la route, vous trouverez, parmi d’autres oiseaux, le Bec croisé des sapins, dépiautant méthodiquement les pommes de pins, et le Venturon montagnard.

b-05
Bec croisé des sapins

b-06

Venturon montagnard

Bien entendu, vous pourrez voir et photographier, avec un peu de patience, de nombreux oiseaux de forêts (Mésanges, Tarin des aulnes, Geai des chênes, Pics …) ainsi que des rapaces (Buses, Aigle royal, Aigle botté, Vautour fauves …)

Plus bas, juste avant l’arrivée au lac, la route est encadrée d’un côté par la forêt et de l’autre, par un torrent.

En aval de ce ruisseau, se trouve une tourbière, reconnaissable aux nombreuses Linaigrettes pointant leurs touffes blanches et duveteuses vers le ciel.

b-07
Linaigrettes

Cette tourbière d’altitude est l’un des rares sites en France où l’on peut trouver une libellule rarissime : La Leucorrhine douteuse (Leucorrhinia dubia)

b-08
Leucorrhinia dubia

D’autres libellules inféodées à ce type de milieu sont également présentes. Ainsi, les passionnés d’Odonates pourront y observer ; Libellula quadrimaculata, Libellula Depressa, Sympetrum flaveolum, Sympetrum danae, Aeshna juncea, Aeshna mixta, Cordulia aenea, Lestes sponsa

b-09
Libellula quadrimaculata

b-10
Cordulia aenea

b-11
Sympetrum danae

b-12
Lestes sponsa

Au sein même de cette grande mare et même du torrent, on peut également apercevoir des Campagnols amphibies, très prompts à aller se cacher dès qu’ils se sentent observés.

Je ne m’attarderais pas sur l’entomofaune d’une extrême richesse ici.

Côté flore, les amateurs de botanique ne seront pas en reste. De nombreuses fleurs de montagne, dont des Orchidées, sont là pour leur plus grand plaisir. De la Pulsatile des Alpes à la Gentiane des Pyrénées, en passant par la Raiponce en épis et l’Orchis tacheté … Il n’y a qu’à se pencher ou se coucher au sol pour avoir la meilleure prise de vue et le plus beau bokeh.

b-13
Pulsatile des Alpes

b-14

Gentiane des Pyrénées

b-15
Orchis tacheté

Concernant les mammifères sauvages, ils sont difficiles à débusquer mais avec de la chance, vous pourrez observer  Isard, Marmottes, Mouflons …

Voilà un maigre aperçu de ce que vous pouvez voir et photographier dans ce site magnifique. Bien entendu, je ne peux pas, ici, vous faire un inventaire exhaustif.

Maintenant, c’est à vous à aller sur place, observer et admirer la faune, entomofaune et la flore. En espérant vous avoir donné envie de vous y rendre lors de vos prochaines sorties …

Michel FERNANDEZ


Plus de photos sur mon site : mes-photos-nature.fr

Les Orchidées sauvages

Photo d’article : Ophrys à grandes fleurs (Ophrys magniflora)

Les premières Orchidées sauvages sortent de terre, il est donc temps pour moi de vous en parler et de vous aider à les reconnaître.

Bien entendu il ne sera question ici que des espèces Françaises.

D’abord, qu’est ce qu’une Orchidée ?

Les Orchidacées (Orchidaceae) forment une des familles de plantes les plus diversifiées, comptant entre 25 000 et 30 000 espèces, réparties en 850 genres. Autant dire qu’ici, nous ne ferons que « survoler » cette famille …

Ces chiffres font d’elles l’une des plus importantes familles de plantes à fleurs, qui a pratiquement colonisé tous les milieux, à l’exception des déserts et des cours d’eau.

La symbiose se fait avec un champignon microscopique, caractéristique rendant cette famille de plantes très économe en ressources. De ce fait les Orchidées sont adaptées à des milieux difficiles, que bien souvent seul ce type de symbiose permet d’exploiter. Cette spécificité leur permet de coloniser des milieux relativement peu occupés par d’autres espèces.

Plantes se reproduisant par pollinisation entomophile, une grande partie d’entre elles montrent des relations de dépendance étroite avec des insectes pollinisateurs spécifiques, allant jusqu’à des stratégies de leurres visuels, olfactifs et sexuels. Les semences des orchidées sont de très petite taille et sont produites en très grand nombre : De cette façon elles peuvent être facilement transportées par le vent.

Leurs semences sont si petites qu’elles ne possèdent pas les réserves nutritives suffisantes pour engendrer la germination. Des sucres fournis par le champignon symbiotique permettent au germe de se développer.

Ce caractère symbiotique ainsi que la régression de leurs pollinisateurs rend leur réintroduction parfois difficile. Inutile donc de déraciner une Orchidée sauvage (ce qui est d’ailleurs interdit par la loi, car ces plantes sont, pour la plus grande partie d’entre elles, protégées !) pour tenter de la faire pousser chez vous. Sans le mycélium du champignon auquel elle est inféodée, elle dépérira.

Dans le foisonnement des formes végétales, l’Orchidée d’Europe est très facile à différencier des autres espèces grâce à un ensemble particulier de caractères qui lui sont propre : Le port altier de la plante sa tige toujours dressée et sans ramification, ses feuilles toujours entières à nervures parallèles.

os-01
Les formes des différentes feuilles

Rajoutons à cela une inflorescence caractéristique : Ses fleurs mettent en évidence une symétrie bilatérale parfaite et comprennent 3 sépales semblables, 3 pétales dont un, le labelle, diffère des 2 autres. Aucune autre plante Européenne ne possède ces caractères réunis

os-02
Disposition des pièces florales chez les orchidées. Pétales (P), sépales (S) et labelle (L).

Une fois l’Orchidée repérée, il faut ensuite affiner sa détermination en arrivant au genre, au groupe, et pour finir à l’espèce.

Comme évoqué plus haut, les Orchidées ont fait l’objet d’une classification scientifique dénombrant en tout 850 genres (Orchis, Ophrys, Anacamptis, Sérapias, Cephalantères … ) et pas moins de 25 000 à 30 000 espèces ont été répertoriées (Orchis brulé, Ophrys scolopax …)

Mais cela est loin d’être aisé et évident ! En effet, si d’un seul coup d’œil et avec l’habitude, bien entendu, il peut être facile de nommer les espèces connues, il faut savoir que ces fleurs nous réservent bien des surprises : Aberrations de couleurs, de formes mais surtout hybridations plus ou moins habituelles avec d’autres Orchidées, sont autant de casses têtes pour le profane, mais aussi pour le connaisseur expérimenté !

D’un point de vue systématique, un classement est établi par les botanistes.

Très complexe, il est régulièrement modifié au fil du temps.

os-03
Voici les genres ou groupes de genres présents en France métropolitaine

Découvrons ensemble quelques une de ces fleurs si atypiques :

Le genre Ophrys : Il se caractérise par des feuilles ovales disposées en rosette et de petites fleurs dépourvues d’éperon, munies d’un labelle particulier en général poilu et portant souvent une macule dans sa partie centrale.

La forme de la fleur rappelle celle d’un insecte et c’est d’ailleurs une particularité exploitée pour la reproduction puisque certains insectes sont attirés par la fleur qu’ils prennent pour une femelle de leur espèce !

Bien que certaines espèces puissent être vues en fleur jusqu’en septembre, la floraison des Ophrys est en général assez précoce.

Quelques espèces :

os-04
Ophrys  jaune (Ophrys lutea)

os-05

Ophrys bécasse (Ophrys scolopax)

os-06
Ophrys petite araignée (Ophrys araneola)

os-07

Ophrys mouche (Ophrys insectifera)

os-08
Ophrys abeille (Ophrys apifera)

Les genres Anacamptis, Orchis, Himantoglossum, Dactylorhiza, Gymnadenia, Neotinea : sont des familles très semblables.

Le genre Orchis étant sans doute le plus connu et le plus familier de la famille des Orchidacées.

Ces genres se distinguent entre eux par la disposition des feuilles inférieures, par les bractées plus ou moins développées ou d’aspect plus ou moins membraneux, par la forme des fleurs ou par celles de leurs racines.

Quelques espèces :

os-09
Orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis)

os-10
Orchis homme pendu (Orchis anthropophora)

os-11
              Orchis pourpre (Orchis purpureus)

os-12
Orchis militaire (Orchis militaris)

os-13
Orchis géant (Himantoglossum robertianum)

os-14
Orchis bouc (Himantoglossum hircinum)

os-15
Orchis papillon (Anacamptis papilionacea)

Les genres Plantanthera : Les Platanthera ont un port altier et possèdent deux grandes feuilles d’une couleur vert-jaune partant de la base de la tige. L’éperon est filiforme.

os-16
Platanthère à fleurs vertes (Platanthera chlorantha)

Le genre Cephalanthera : Comprend trois espèces en France portant de grandes fleurs s’ouvrant peu avec un labelle articulé.

os-17
    Céphalanthère à feuilles étroites (Cephalanthera longifolia)

Le genre Limodorum est un genre comprenant deux espèces en France. Ses longues tiges garnies de grandes fleurs violettes poussent dans les sous-bois clairs.

os-18
Limodore à feuilles avortées (Limodorum abortivum)

Le genre Serapias comporte une petite dizaine d’espèces en France. Il présente des fleurs de forme caractéristique, avec des pétales et un gynostème cachés dans le casque. L’éperon est absent et un labelle en forme de langue surgit du casque et comporte à sa base des lamelles ou des callosités dont l’observation est utile pour la détermination des espèces. Le casque sert souvent d’abri aux insectes qui peuvent s’y glisser.

os-19
Sérapias à labelle allongé (Serapias vomeracea)

Le genre Neottias est dépourvu de chlorophylle

os-20
Néottie nid d’oiseau (Neottia nidus-avis)

Le genre Cypripedium est mono spécifique en France. Il a la particularité de posséder deux étamines fertiles, ce qui a conduit à le placer dans une famille autonome. Il ne comprend qu’une espèce en France. Ses feuilles constituent une petite rosette à la base de la tige.

os-21
Sabot de Vénus (Cypripedium calceolus)

J’espère que ce bien maigre survol de ces plantes atypiques vous aidera à les différencier des autres fleurs.

Rappelez vous que les Orchidées sont protégées et qu’il est inutile (et surtout impossible) de chercher à les faire pousser dans vos jardins.

Pour en savoir plus, de nombreux livres de détermination sont disponibles en librairies. Je ne saurais vous conseiller : « Orchidées d’Europe » des éditions Delachaux Niestlé, ainsi que « Les Orchidées de France, Belgique et Luxembourg » des éditions Biotope.

Michel FERNANDEZ


Plus de Photos sur mon site : www-mes-photos-nature.fr

De Hanoï à la Baie d’Ha Long …

22 février 2018

Bas les masques (de fatigue) ! Le confort de l’hôtel a bien opéré. On entend le cliquetis énergique des cuillères dans les tasses du matin et bien des bavardages : le groupe est au mieux de sa forme.

Parfait, cours de Tai chi pour tout le monde… Gymnastique, mais ce n’est pas prévu au programme !

Continuer à lire « De Hanoï à la Baie d’Ha Long … »