Le Scorpion Languedocien (Buthus occitanus)

L’arrivée du printemps, sonne le réveil des fleurs mais aussi des petites bêtes.

C’est également le moment idéal pour sortir son optique dédiée à la macrophotographie.

Après vous avoir parlé de la Lycose Narbonnaise (Lycosa tarentula), je reviens vers les Arachnides avec ce magnifique animal : Le Scorpion Languedocien (Buthus occitanus).

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J’ai bien écris animal car, à l’instar des araignées, les scorpions ne font pas parti des insectes. Ce sont des arthropodes de la famille des Arachnides.

Si le Buthus occitanus est le moins commun des Scorpions Français, c’est de loin le plus impressionnant tant par sa taille que par sa couleur, mais surtout par … sa dangerosité !

En effet sa piqure, très douloureuse, est loin d’être anodine. L’étymologie de son nom parle d’elle même: Buthus occitanus – Buthus: bœuf + tuer – occitanus: occitan

Mais je développerais cela un peu plus tard. Faisons d’abord les présentations :

Exclusivement méridional, le Buthus occitanus est le plus grand Scorpion européen (8 cm des pinces à l’extrémité de la queue), sa couleur est uniformément jaune. On le trouve uniquement dans le Sud du pays. Il ne peut pas être confondu avec le petit Scorpion noir à pattes jaunes (Euscorpius flavicaudis) long de 4 cm, commun dans toutes les maisons du midi et qui, lui, est totalement inoffensif.

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Euscorpius flavicaudis

Le Buthus occitanus est une espèce nocturne qui passe ses journées en général sous des pierres. Il y creuse une loge plus ou moins grande plus ou moins profonde selon la période de l’année, la taille de l’individu, ou l’ancienneté de l’acquisition.

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Buthus occitanus dans sa loge

En effet, lorsque l’hiver approche les Scorpions languedociens creusent leurs loges assez profondément. Il en est de même durant l’été lors des fortes chaleurs. La pierre est stable directement en contact avec le substrat, peu enfoncée, elle est presque toujours exposée au soleil, très rarement placée sous un arbre dont le sol est recouvert de litière. Il arrive que plusieurs individus cohabitent sous la même pierre mais les loges ne sont pas en contact les une avec les autres.

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Il n’est pas rare qu’il y ait une fourmilière sous la même pierre, mais dans ce cas, il n’y a aucun contact entre les deux espèces.

La pierre a un rôle de protection, d’une part contre les intempéries et d’autre part contre les prédateurs.

Le Scorpion languedocien peut aussi creuser un terrier dans le sol à la façon des grillons. L’ouverture est le plus souvent en forme de demi-ballon de rugby avec un remblai issu du creusement dans lequel on peut trouver les restes de chitines des proies. Ces habitats sont cependant rares et sont relatifs au substrat car il lui est plus facile de creuser un terrier dans un sol meuble que dans un sol compact. Il peut parfois creuser son terrier directement dans une butte de terre voire s’aider d’une souche. On a rencontré quelquefois des loges parmi des gravas. Les garrigues sèches sont son milieu de prédilection où il y chasse surtout les araignées.

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L’activité du Scorpion languedocien est fortement liée à la température. Le Buthus occitanus commence à sortir à partir du mois d’avril. Il lui faut une température minimum de 9,5 à 10°C (température prise sur le sol). Mais ce n’est pas parce que les Scorpions ne sortent pas qu’ils ne se nourrissent pas. En effet certaines pierres recèlent une grande quantité d’insectes (punaises, perce-oreilles), dont il se nourrit dès la fin mars. Il sort de sa loge environ trois quart d’heure après le coucher du soleil.

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Le Scorpion languedocien se situe au sommet de la chaîne alimentaire des arthropodes français (super prédateur). Il se nourrit avant tout d’insectes, d’Arachnides et de Crustacées terrestres. Il est capable de jeûner durant de longues périodes atteignant plusieurs mois ; le record étant de plus d’un an. Les proies les plus courantes sont les araignées et ses congénères ; le Buthus étant cannibale, il n’hésite pas à dévorer des individus souvent plus jeunes que lui.

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Buthus occitanus jeune

La fécondation est précédée par une danse nuptiale se déroulant d’avril à juillet, qui peut durer jusqu’ à 24 h.

Cette danse se fait selon des étapes bien définies. La rencontre se fait au hasard, le mâle maraude lentement la queue tendue en arrière et procède à des arrêts fréquents. Lorsqu’il détecte la présence d’une femelle, il se met à trembler de façon saccadée, avance, recule, puis se remet en marche. Il la saisit par les pinces ou la queue parfois les pattes. Une fois celle-ci tenue, s’ensuit la promenade à deux.

Lors du déplacement, c’est le mâle qui mène la danse, en marchant à reculons. Une fois fécondée, la femelle recule brutalement et échappe au mâle. Il s’ensuit parfois la mort du mâle, poignardé par la femelle qui ira le dévorer sous sa pierre.

Le Scorpion languedocien est une espèce ovovivipare au même titre que les autres Scorpions. Les naissances ont lieu de juillet à septembre. Elle met au jour 5 entre 30 et 70 petits qu’elle porte sur son dos pendant parfois un mois.

La longévité du Buthus occitanus est de 5 à 6 ans

Le Scorpion languedocien est une espèce protégée inscrite sur la liste rouge du patrimoine national ainsi que sur la liste de l’U.I.C.N.

Sa situation est critique.

Son principal destructeur est sans conteste l’homme. De par la destruction et les modifications de son biotope, auquel il est fortement lié. Il se raréfie d’autant plus que c’est une espèce très liée à son habitat et toute modification de celui-ci entraîne la diminution voire la disparition de sa population. De même, le prélèvement d’individus en grande quantité et de façon régulière peut avoir un impact sur une population.

Ses autres prédateurs sont : les rapaces nocturnes (Chouettes hulottes, Chouettes chevêches, grand Duc d’Europe), le Hérisson d’Europe, la Genette, le Sanglier. Les Arthropodes : Scorpion languedocien, Fourmis, Araignées telle la Lycose de Narbonne

Le Sanglier est également un grand prédateur de Scorpion. En été ils les mangent lorsqu‘ils sont dehors. Et en hiver il retourne les pierres. Il lui arrive ainsi d’en consommer toute l’année.

Terminons cette présentation par la dangerosité évoquée au début de cet article:

Lorsqu’il est inquiété, Le Buthus se fige et prend une posture caractéristique : Pinces ouvertes sa queue est recourbée en avant, prête à piquer l’agresseur.

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Posture défensive

Le Buthus occitanus économise au maximum son venin. Il ne l’utilise que lorsque les proies se débattent trop, c’est le cas pour les grosses Sauterelles, les autres Scorpions et certaines Araignées telles les Lycoses, celles-ci succombent toujours à la toxicité du venin. Mais il s’en sert également pour contrer une attaque de prédateur et les mammifères d’une masse inférieure à celle d’un homme ne sont pas à l’abri d’un tel poison.

Nota : tous les venins de Scorpion n’ont pas la même nocuité, certains étant moins efficaces que d’autres.

D’une manière générale, la dangerosité d’un Scorpion est inversement proportionnelle à la taille de ses pinces. Plus ses pinces sont grandes et puissantes par rapport à sa taille, moins son venin est toxique ; plus ses pinces sont fines et étroites (et c’est le cas de notre Buthus), plus efficace est son venin.

Les cas de piqûre sur l’homme :

Symptomatologie :

  • Signes locaux : douleur vive immédiate au siège de la piqûre suivi d’une inflammation locale, œdème. La douleur peut durer plusieurs heures.
  • Signes généraux : angoisse, troubles digestifs, vomissements, diarrhées, troubles cardiaques, troubles de mémoire et parfois coma.

Déroulement symptomatique :

  • Stade 1 : douleur très forte sans réaction inflammatoire.
  • Stade 2 : signes locaux et généraux modérés : sueur, agitation, perturbation, tension artérielle, nausées.
  • Stade 3 : signes locaux et généraux accentués : vomissements, diarrhée, encombrements bronchiques, œdème pulmonaire.
  • Stade 4 : coma, voire décès chez les moins de 15 ans.

Que faire ?

  • Localement : désinfecter les lieux de piqûre, application de glace.
  • Globalement : hospitalisation pour les jeunes personnes, contacter le centre antipoison, voir le médecin.

Pour photographier Buthus occitanus, il faut d’abord le trouver.

Pour cela il vous faudra soulever des pierres dans les garrigues méditerranéennes.

Faites bien attention, n’oubliez pas qu’il s’agit d’une espèce très venimeuse ! Après avoir pris vos clichés remettez doucement la pierre à sa place initiale et laissez le Scorpion se replacer.

Bref : On regarde, on prend des photos, mais on ne touche pas … et on ne tue pas !!!

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Michel FERNANDEZ

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Un mammifère à l’honneur : Le Chevreuil

Après vous avoir parlé des Marmottes, je souhaite aujourd’hui mettre à l’honneur un très beau mammifère sauvage : Le Chevreuil.

Malgré son nom latin Capreolus capreolus, le Chevreuil n’est pas un capridé, mais un cervidé. Tout comme les cerfs, il possède des bois qui tombent chaque automne pour repousser au printemps d’après.

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Le Chevreuil est un animal à la fois craintif et curieux. On le rencontre de préférence au lever et au coucher du soleil, le plus souvent en lisière de forêt. Il n’est pas rare cependant de le voir en pleine journée en bordure d’autoroute ou au beau milieu d’un champ. Son comportement change parfois à certaines périodes de l’année, notamment pendant le rut et pendant la période de chasse.

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Rencontre inattendue d’une chevrette au détour d’un chemin

Aussi agile que rapide, le Chevreuil atteint 90 km/h en vitesse de pointe pour une moyenne de 70 km/h, il peut faire des bonds de 1.75  m de haut et de 6 m en longueur.

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 Animal de petite taille : de 90 à 135 cm de long et de 55 à 80 cm de haut pour un poids de 15 à 35 kg, sa durée de vie est estimée entre 7 et 8 ans, mais il peut atteindre l’âge de 15 ans.

Le Chevreuil subit deux mues par an : Au printemps le pelage est roux et en automne il est  gris-brun. La tache claire et érectile qui orne le fessier est dite miroir ou rose ; d’un blanc pur en hiver, elle devient jaunâtre en été.

Le mâle est appelé Brocard, lui seul porte des bois qui tombent à l’automne. La femelle (Chevrette) ne porte jamais de bois. Le jeune est le Faon jusqu’à 6 mois, puis le Chevrillard, de 6 à 12 mois, son pelage est tacheté de blanc pendant les 6 premières semaines de sa vie.

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Brocard
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Chevrette
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Chevrillard

La pousse des bois a lieue en hiver et dure généralement 2 à 3 mois (surtout de la mi-janvier à la mi-février). Les bois sont alors recouverts d’une peau appelée velours que les chevreuils perdent de mars à juin.

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« Bois velours »
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Repousse fraîchement terminée : On aperçoit encore le velours qui pend

La chute des bois a lieue en octobre – novembre. Les bois atteignent 25 cm de long.

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Chute partielle sur un Brocard

Le Chevreuil se nourrit surtout de pousses et feuilles d’arbres, ronces, framboisier, lierre, noisetier, secondairement de plantes herbacées. Il consomme aussi des champignons, glands, faines et plantes cultivées dans une proportion voisine de 3 à 4 kg par jour.

Il choisit ses aliments avec soin et en prend les parties les plus nutritives.

Le cycle d’alimentation et de rumination est d’une heure en été et de deux heures en hiver, car, à cette saison, la proportion de ronces est plus forte et la morphologie de son tube digestif change.

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 Le  Chevreuil   obtient   la  maturité    sexuelle entre  14 mois et 2 ans. Le rut à lieu en juillet-août. Il peut y avoir un rut secondaire en octobre-décembre (un petit nombre de femelles fécondées durant cette période et dans ce cas, la gestation est directe).

L’unité sociale des chevreuils est formée par une chevrette et des jeunes de l’année (un brocard peut éventuellement s’associer à cette petite famille en automne). En hiver, plusieurs de ces groupes familiaux peuvent s’associer.

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 Le cri d’alarme des deux sexes ressemble à s’y méprendre à un aboiement particulièrement fort et souvent répété par le brocard. En période de rut, la femelle lance un sifflement, le mâle un cri grinçant.

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Le mâle frotte ses glandes frontales et jugales sur des branches, des buissons, et la sécrétion des glandes interdigitales marquent chaque pas. Les odeurs renseignent sur le sexe, l’âge de l’individu et sa position hiérarchique.

Il n’y a qu’une portée annuelle qui comporte des  jumeaux dans 75 % des cas, 1 seul faon dans 20 % des cas et 3 faons dans 5 % des cas, le nombre de petits par portée dépendant beaucoup du milieu.

Les prédateurs du chevreuil sont les loups, le lynx, le renard roux, les chiens errants, les gloutons – et les sangliers peuvent s’attaquer aux faons.

L’homme le chasse pour son trophée, sa chair et régule ses populations si les prédateurs sauvages sont absents.

Les groupes denses de chevreuils sont aussi régulés par diverses maladies, favorisées par la promiscuité et éventuellement par des pullulations de tiques.

Assez facile à photographier en affût, il n’en est pas de même lors d’une billebaude. Il peut alors se montrer agressif lors de votre  intrusion dans son« domaine » et soit vous faire face, soit faire le tour en courant de son territoire en « aboyant » très fort ! Il peut aussi, tout simplement, prendre la fuite.

Michel FERNANDEZ

NB : Toutes les photos présentées ici ont été réalisées en milieu naturel, en prenant soin de ne pas déranger la quiétude des animaux.

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Le givre

Alors que l’hiver joue les prolongations et vole au printemps ses premières journées, un fidèle lecteur du blog m’adresse six magnifiques photographies issues d’une série sur le givre. Son nom ? Patrick Lelièvre, vis président du Photo Ciné Club du Berry, club qui totalise 93 ans d’existence, cela mérite d’être signalé !

Nous publierons prochainement un article sur ce club qui obtient régulièrement de nombreuses récompenses, tant au niveau régional que national.

Continuer à lire « Le givre » →

Un mammifère à l’honneur : La Marmotte

Après vous avoir parlé oiseaux, araignées et fleurs, passons aujourd’hui à un mammifère sauvage : La Marmotte.

Cette adorable peluche vivante, à la biologie si particulière, est un des animaux les plus emblématiques des alpages.

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Mammifère fouisseur de l’ordre des Rongeurs, La Marmotte (du latin mus montis « souris de la montagne ») vit entre 1 300 et 3 000 mètres d’altitude.

Exclusivement herbivore, elle ne dédaigne pas toutefois, de temps à autre, manger  des écorces, des baies, de jeunes pousses de mélèze, voire parfois des insectes.

Elle ingurgite 400 grammes de nourriture par jour soit, au total, 70 kg pendant ses 6 mois d’activité.

Sa taille est de 46 à 66 cm et elle pèse de 2 à 9 kg. Sa durée de vie est estimée de 4 à 8 ans.

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Durant 6 longs mois, de fin octobre à fin avril en général, la Marmotte hiberne.

Mais avant cela, elle se purge avec des herbes pour vider son intestin et le débarrasser des parasites. Elle se confectionne un matelas d’herbes sèches sur lequel elle se roulera en boule, afin de limiter les pertes caloriques.

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Marmotte préparant son nid pour l’hiver
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Marmotte préparant son nid pour l’hiver

L’isolation du terrier est assurée, d’une part, par le manteau neigeux aux propriétés isolantes excellentes et également par la mise en place d’un bouchon fait de terre et d’herbes, parfois long de 1,50 m, à l’entrée du terrier.

Cette isolation permet de conserver un minimum de 4 °c dans la marmottière, température en deçà de laquelle l’animal ne pourrait survivre.

Ce sont ses réserves de graisse, constituées durant tout l’été, qui lui permettront de passer la saison froide.

Tous les 15/20 jours environ, la Marmotte se réveille et va uriner dans une galerie annexe dédiée.

15 jours après le réveil, l’accouplement a lieu, dans le terrier.

Au nombre de 3 et parfois 5, les bébés Marmottes, appelés Marmottons, naissent fin mai début juin. À la naissance, ils mesurent à peine 3 cm et pèsent environ 30 g. Ils ont les yeux fermés et n’ont pas encore de poils. Les petits restent un à deux mois dans leur terrier avant de sortir au mois de juillet. Ils sont adultes quand ils atteignent l’âge de 3/4 ans.

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Marmotton
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Marmotton
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Marmottons
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Marmottons

Comme tout animal sauvage, la Marmotte ne se laisse pas facilement approcher.

Côté prédateurs, c’est surtout l’Aigle royal qui, aujourd’hui, représente le plus grand danger. Les Marmottes représentent, en effet, jusqu’à 90% des proies capturées par ce rapace. Le Renard en est également friand.

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Aigle royal
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Renard

Les outils de défense dont dispose la Marmotte pour échapper à ses prédateurs sont avant tout sa vue qui, si elle n’est pas excellente, a au moins l’extrême avantage de couvrir un champ de 300 ° (contre 160 ° chez l’homme), il est donc très difficile de la surprendre. Son odorat, de même que son ouïe, sont très performants et complètent ses armes.

Il n’y a pas de guetteur attitré dans le groupe. Chacun vaque à ses occupations en se préoccupant de ce qui se passe autour, en adoptant la position en chandelle, si caractéristique, si besoin est.

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Guetteur

A la moindre alerte, la Marmotte siffle à plusieurs reprises. S’il n’y a qu’un coup de sifflet (long en général), c’est que, le plus souvent, il s’agit d’un Aigle. Il faut alors fuir au plus vite et rentrer dans le terrier le plus proche.

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Animal adulé par les petits et les grands, cette adorable peluche vivante méritait bien que je lui consacre un article sur ce blog. Cependant, quelques règles de bonne conduite s’imposent :

Si, au détour d’un chemin, lors de vos balades, vous avez le bonheur de rencontrer des Marmottes :

– Cessez de parler, et asseyez-vous.

– Si vous avez des chiens, tenez-les en laisse. Cela doit d’ailleurs toujours être le cas en milieu pastoral ! Et faites en sorte qu’ils n’aboient pas

– Demander aux enfants d’éviter de parler fort ou de crier.

– Si les Marmottes sont rentrées dans leur terriers, alors, comme elles sont curieuses, elles en ressortiront rapidement pour vous observer et là … vous vivrez des moments magiques !

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– Ne cherchez pas à les nourrir elles ont, autour d’elles, tout ce qu’il leur faut pour vivre  (la nature est bien faite …). Nos aliments sont dangereux pour leur santé : le pain contient du sel, les gâteaux du sucre, les fruits et légumes peuvent renfermer des produits phytosanitaires et le chocolat est un poison mortel pour elles !

– N’essayez pas de les toucher ou de les caresser, en particulier les marmottons plus faciles à approcher, car ils risquent de se faire rejeter par la tribu qui ne reconnaîtrait pas leur odeur et l’hiver arrivant, une mort certaine les attendrait. Les adultes, quant à eux, peuvent infliger de douloureuses morsures.

– Ne les effrayez pas car l’année d’après, elles fuiront leurs marmottières pour aller en créer d’autres à de nouveaux endroits, de préférence moins fréquentés et dans la majeure partie des cas plus haut dans la montagne.

En deux mots : RESPECTEZ-LES !

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Merci pour elles.

Michel FERNANDEZ

NB : Toutes les photos présentées ici ont été réalisées en milieu naturel, en prenant soin de ne pas déranger la quiétude des animaux.

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12 conseils pour réaliser de superbes photos de paysage

Que vous soyez un photographe expérimenté ou débutant, les superbes photographies de paysage que vous voyez ont toutes quelques points communs. La réalité de la photographie de paysage est que non seulement vous dépendez de votre propre capacité à voir et à composer une image, mais aussi de mère nature. Mais peu importe la météo, il existe d’innombrables possibilités de capturer des photos de paysages spectaculaires.

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VOILA C’EST FINI !

Lorsque l’avion s’est posé à Charles de Gaulle le 14 mars dernier en milieu d’après-midi, nous étions heureux malgré nos mines chiffonnées.
Heureux de retrouver notre bonne vieille terre de France et ses institutions, telles qu’un bon fromage, quelques frites craquantes et moelleuses, un bon petit déj’ « pain/beurre/confiture » … Voyez comme le bonheur tient à bien peu de choses !

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Une rareté dans l’Aude : Un Héron cendré mélanique

Aujourd’hui, je souhaite vous faire part d’une découverte. Une première dans le département de l’Aude (et je pense également en France…) il s’agit d’un Héron cendré mélanique.

Mais d’abord, qu’est-ce que le mélanisme ?

Le mélanisme (du grec melas, noir) est caractérisé par la couleur entièrement noire de la peau, des plumes, des écailles ou des poils. C’est un excès d’origine génétique de la production de mélanine, pigment de couleur noire.

A l’inverse le leucisme et l‘albinisme, eux sont dus à un déficit ou une absence de mélanine et d’autres pigments, également d’origine génétique, et qui donnent des animaux de couleur très claire ou entièrement blanche.

Découvert à la fin du mois de février, lors d’une billebaude, cet oiseau a élu domicile dans une zone humide proche du littoral Narbonnais. Comme vous pouvez le constater sur les photos suivantes, le Héron cendré à habituellement les plumes majoritairement grises et blanches, le bec jaune orangé et les pattes sont jaunes grisâtre.

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Héron cendré
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Héron cendré
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Héron cendré

Notre Héron, quant à lui, présente un plumage majoritairement noir, ainsi que la base du bec et les pattes. Les couvertures sont gris foncé.

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Héron cendré mélanique
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Héron cendré mélanique
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Héron cendré mélanique
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Héron cendré mélanique
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Héron cendré mélanique
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Héron cendré mélanique

Bien que la cohabitation avec les autres ardéidés du site ne pose visiblement aucun problème, cet oiseau reste toutefois la majeure partie de son temps à l’écart. Il semble moins craintif que ses congénères.

Michel FERNANDEZ


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DE HUÉ À HOÏ AN EN PASSANT PAR MY SON

« Le riz blanc, c’est le riz quand on nait »
Non, cette maxime n’est pas de Confucius, mais bien de Dung (ou Michel, en français), notre guide pour la région centre, qui nous apprend cela avec un air des plus farceurs. Souriant, filiforme, une maîtrise de notre langue stupéfiante et un humour si parfaitement ajusté qu’il en est beau, voilà le portrait de celui qui nous attendait à notre descente d’avion. Continuer à lire « DE HUÉ À HOÏ AN EN PASSANT PAR MY SON » →

Les motifs répétitifs : une règle de composition confidentielle

Je vous ai déjà parlé des règles qui régissent la composition d’une image. Il s’agit notamment de la règle des tiers, de l’utilisation des lignes directrices, de la symétrie, du minimalisme, etc.  Parmi ces règles, il s’en trouve une qui est plus confidentielle que les autres mais qui permet de créer des images très graphiques. Je veux parler des motifs répétitifs.

Actuellement en vacances au Vietnam, j’ai été frappé par les innombrables possibilités d’utiliser les motifs répétitifs. Alors, je profite d’une petite pause dans ma chambre d’hôtel pour faire découvrir à ceux qui ne la connaisse pas cette règle de composition. Continuer à lire « Les motifs répétitifs : une règle de composition confidentielle » →