5 erreurs de débutants à éviter pour progresser en photographie


Au fil des années, j’ai rencontré de nombreux photographes de tous niveaux. Cela m’a permis d’isoler les 5 erreurs les plus souvent commises par les débutants. Bien que l’apprentissage de la photographie ne se limite pas à ces seules erreurs, les éviter vous permettra de progresser et d’obtenir des images nettes et de meilleure qualité.

1. Ne pas augmenter l’ISO suffisamment

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Il est communément enseigné que plus la valeur ISO est basse et meilleures sont les photos. Cette façon de penser est héritée des premiers appareils photo numériques qui produisaient plus de bruit qu’une « boite de nuit » aux valeurs ISO élevées. Aujourd’hui, les appareils récents sont capables d’utiliser des valeurs ISO importantes tout en conservant une qualité d’image incroyable,  800 – 1600 – 3200 et même 6400 ISO pour les boîtiers haut de gamme. Le bruit est bien moins perceptible qu’il ne l’était, mieux réparti, il est plus agréable à regarder.

Cela a changé la façon dont nous pouvons utiliser nos appareils numériques. Alors que la sensibilité ISO devrait toujours être aussi faible que possible lorsque l’appareil photo est utilisé sur un trépied, il ne faudra pas hésiter à augmenter la valeur de base afin de réduire le temps de pose et d’accroître la possibilité d’obtenir une image parfaitement nette. Car le problème est là ; lorsque la lumière vient à manquer, l’ISO permet d’obtenir une image nette tout en vous laissant la maîtrise de la profondeur de champ.

À moins d’avoir délibérément choisi une très grande ouverture comme f/2.8, je règle la valeur ISO à 400 sous la lumière du soleil, de 800 à 1600 pour un sujet à l’ombre (légère à plus soutenue), et de 3200 à 6400 lors pour les prises de vues au crépuscule ou la nuit. Cela me permet d’utiliser une vitesse d’obturation plus rapide afin de compenser le mouvement de l’appareil photo ou celui du sujet, tout en conservant une profondeur de champ décente.

À moins que votre appareil ne soit réglé en mode manuel, je vous suggère de ne pas utiliser  l’ISO-auto. Il n’est jamais conseillé de laisser votre appareil régler deux des trois réglages que sont : le temps de pose, l’ouverture et la sensibilité ISO, car vous n’aurez plus aucun contrôle sur vos photos. Pour une utilisation optimale de votre appareil vous ne devez lui confier qu’un seul de ces trois paramètres. C’est qui l’chef ?

2. Utiliser une vitesse d’obturation trop lente

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Pour compenser le flou de bougé de l’appareil photo, la vitesse d’obturation doit toujours être au moins égale à la focale de votre objectif. Donc, si vous photographiez avec un objectif de 50 mm, la vitesse d’obturation devra être de 1/50ème de seconde (ou plus rapide) pour vous assurer que l’image est nette. Avec un zoom, à partir de 300mm, on considère qu’il vaut mieux multiplier la focale par deux si l’objectif n’est pas stabilisé. Ainsi, un objectif de 300 mm aura besoin d’une vitesse d’obturation égale ou supérieure à 1/600e de seconde. Plus vous utilisez le zoom et plus vous augmentez le risque de flou. Pensez donc à contrôler la vitesse et au besoin augmentez la valeur ISO.

Pour les sujets en mouvement, vous aurez besoin d’une vitesse d’obturation rapide. J’utilise généralement une vitesse minimale de 1/250e de seconde pour rendre nets des gens qui marchent. Vous aurez besoin d’une vitesse d’obturation encore plus rapide pour figer des sujets tels que les voitures.

3. Ne pas utiliser la compensation d’exposition (+/-)

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Si vous utilisez le mode « priorité à l’ouverture », comme je le conseille souvent, la compensation de l’exposition est votre meilleure amie (moi aussi je vous rassure…), en particulier pour les scènes baignant dans un éclairage délicat. La mesure de la lumière par votre boîtier n’est pas créative : tout est ramené à un gris neutre, c’est ce qui pose problème lorsqu’il existe beaucoup d’écart entre les zones très lumineuses et les zones sombres. Pour que la restitution de la lumière soit fidèle à la scène observée, je vous conseille d’utiliser la compensation de l’exposition tout en contrôlant votre réglage avec l’histogramme.

Par exemple, dans les scènes avec beaucoup de neige brillante ou un ciel brillant, votre boîtier va penser qu’il faut obscurcir l’image pour que ces zones très lumineuses deviennent grises. Votre neige sera donc de cette couleur au lieu d’être blanche. Si vous photographiez la nuit ou dans une allée sombre, la mesure de la lumière de l’appareil photo tentera d’éclaircir ces tons sombres, ce qui enlèvera tout le naturel de votre image en la rendant grise.

De nombreux photographes ne sélectionnent pas le bon mode de mesure de la lumière sur leurs appareils photos. Il en existent trois principaux : Matricielle, Pondérée Centrale et Spot. La mesure Matricielle calculera l’exposition sur l’ensemble de la scène, la mesure Pondérée Centrale exposera en fonction de l’endroit sur lequel vous faites la mise au point en tenant compte de la zone élargie qui l’entoure, la mesure Spot mesurera la lumière uniquement sur l’endroit de la mise au point (toute petite zone). Personnellement, je trouve que la mesure Matricielle prend une zone trop large et que la mesure Spot une zone trop petite, pour les photos habituelles. C’est pourquoi j’utilise le plus souvent la mesure Pondérée Centrale qui donne d’excellents résultats. Il m’arrive parfois de faire appel à la mesure Spot, mais il s’agit là de cas bien particuliers.

4. Ne pas faire la mise au point au bon endroit

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Je ne cesse de le répéter lors de mes stages ou de mes cours, une image ne contient qu’un sujet et un seul. C’est pour cette raison que je n’utilise généralement qu’un seul collimateur pour faire la mise au point.  Si le sujet est un personnage ou un animal, la mise au point sera obligatoirement effectuée sur les yeux du sujet (en général l’oeil le plus proche du photographe). Il faudra alors veiller à ne pas utiliser une trop grande ouverture (f/1.4 ou f/1.8). Avec une ouverture de f/4, les deux yeux seront nets. Une telle ouverture permettra de minimiser les erreurs de mise au point.

5. Mauvaise utilisation de la stabilisation

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Le stabilisateur d’image de votre objectif ou de votre boîtier permet d’accroître la netteté lorsque le temps de pose est insuffisant.

Par contre, lorsque le boîtier est fixé sur un trépied et utilisé avec une télécommande, il ne risque plus de bouger pendant la prise de vue. Dans ce cas, le stabilisateur d’image va rechercher du flou, et comme il n’en trouvera pas il appliquera toute de même une petite correction qui va, elle, générer du flou. Le stabilisateur d’image est donc un dispositif qui fonctionne très bien lorsqu’il trouve du flou et très mal lorsqu’il n’en trouve pas. C’est pourquoi il faut désactiver ce dispositif lorsque vous fixez votre appareil sur un trépied.

La stabilisation d’image n’est efficace qu’en dessous du 1/500e de seconde. C’est pourquoi, au dessus de cette vitesse, il est conseillé de désactiver le stabilisateur, sans quoi vous risquez de voir se reproduire le phénomène expliqué ci-dessus.

Conclusion

Ce petit tour des principales erreurs commises par les débutants se termine. Si vous parvenez à les éliminer lors de vos prochaines prises de vues, il va sans dire que vos photos vont s’améliorer, et c’est le but poursuivi non ?

A Bientôt.

Jean-Michel

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